Livre de recettes de GNU Guix

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Livre de recettes de GNU Guix

Ce document propose des didacticiels et des exemples détaillés pour GNU Guix, un outil de gestion des paquets fonctionnel écrit pour le système GNU. voir le manuel de référence de Guix pour plus de détails sur le système, son API et les concepts associés.

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1 Didacticiels pour Scheme

GNU Guix est écrit dans le langage de programmation Scheme. Nombre de ses fonctionnalités peuvent être consultées et manipulées par programmation. Vous pouvez utiliser Scheme entre autres pour générer des définitions de paquets, pour les modifier, pour les compiler ou pour déployer des systèmes d’exploitation entiers.

Connaître les bases de la programmation en Scheme vous permettra d’utiliser de nombreuses fonctionnalités avancées de Guix — et vous n’avez pas besoin d’être un·e programmeur·euse chevronné·e !

C’est parti !


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1.1 Cours accéléré du language Scheme

Guix utilise l’implémentation Guile du langage Scheme. Pour commencer à jouer avec le langage, installez-le avec guix install guile et démarrer une REPL, une boucle de lecture, évaluation, affichage, en lançant guile sur la ligne de commande.

Vous pouvez également lancer la commande guix environment --ad-hoc guile -- guile si vous préférez ne pas installer Guile dans votre profil utilisateur.

Dans les exemples suivants, les lignes montrent ce que vous devez taper sur la REPL ; les lignes commençant par « ⇒ » montrent le résultat de l’évaluation, tandis que les lignes commençant par « -| » montrent ce qui est affiché. Voir Using Guile Interactively dans GNU Guile Reference Manual, pour plus d’information sur la REPL.

Pour une introduction plus détaillée, consultez Scheme at a Glance, par Steve Litt.

L’un des livres de référence majeurs pour Scheme est « Structure and Interpretation of Computer Programs » de Harold Abelson et Gerald Jay Sussman, avec Julie Sussman. Vous trouverez une copie gratuite en ligne, avec en anglais. Le livre est disponible au format Texinfo dans le paquet Guix sicp. Allez-y, lancez guix install sicp et commencez à le lire avec info sicp (voir Structure and Interpretation of Computer Programs). Un livre électronique officieux est aussi disponible.

Vous trouverez plus de livres, de didacticiels et d’autres ressources sur https://schemers.org/.


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2 Empaquetage

Ce chapitre est conçu pour vous enseigner comment ajouter des paquets à la collection de paquets de GNU Guix. Pour cela, vous devrez écrire des définitions de paquets en Guile Scheme, les organiser en modules et les construire.


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2.1 Didacticiel d’empaquetage

GNU Guix se démarque des autres gestionnaire de paquets en étant bidouillable, surtout parce qu’il utilise GNU Guile, un langage de programmation de haut-niveau puissant, l’un des dialectes Scheme de la famille Lisp.

Les définitions de paquets sont aussi écrites en Scheme, ce qui le rend plus puissant de manière assez unique par rapport aux autres gestionnaires de paquets qui utilisent des scripts shell ou des langages simples.

Le didacticiel suivant traite des bases de la création de paquets avec Guix. Il ne présuppose aucune connaissance du système Guix ni du langage Lisp. On ne s’attend qu’à ce que vous aillez une certaine familiarité avec la ligne de commande et des connaissances de base en programmation.


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2.1.1 Un paquet « hello world »

La section « Définir des paquets » du manuel explique les bases de l’empaquetage avec Guix (voir Définir des paquets dans le manuel de référence de GNU Guix). Dans la section suivante, nous reparlerons en partie de ces bases.

GNU Hello est un exemple de projet qui sert d’exemple idiomatique pour l’empaquetage. Il utilise le système de construction de GNU (./configure && make && make install). Guix fournit déjà une définition de paquet qui est un parfait exemple pour commencer. Vous pouvez voir sa déclaration avec guix edit hello depuis la ligne de commande. Voyons à quoi elle ressemble :

(define-public hello
  (package
    (name "hello")
    (version "2.10")
    (source (origin
              (method url-fetch)
              (uri (string-append "mirror://gnu/hello/hello-" version
                                  ".tar.gz"))
              (sha256
               (base32
                "0ssi1wpaf7plaswqqjwigppsg5fyh99vdlb9kzl7c9lng89ndq1i"))))
    (build-system gnu-build-system)
    (synopsis "Hello, GNU world: An example GNU package")
    (description
     "GNU Hello prints the message \"Hello, world!\" and then exits.  It
serves as an example of standard GNU coding practices.  As such, it supports
command-line arguments, multiple languages, and so on.")
    (home-page "https://www.gnu.org/software/hello/")
    (license gpl3+)))

Comme vous pouvez le voir, la plus grosse partie est assez simple. Mais examinons les champs ensemble :

name

Le nom du projet. Avec les conventions de Scheme, on préfère le laisser en minuscule, sans tiret du bas, en séparant les mots par des tirets.

source

Ce champ contient une description de l’origine du code source. L’enregistrement origin contient ces champs :

  1. La méthode, ici url-fetch pour télécharger via HTTP/FTP, mais d’autres méthodes existent, comme git-fetch pour les dépôts Git.
  2. L’URI, qui est typiquement un emplacement https:// pour url-fetch. Ici le code spécial « mirror://gnu » fait référence à une ensemble d’emplacements bien connus, qui peuvent tous être utilisés par Guix pour récupérer la source, si l’un d’entre eux échoue.
  3. La somme de contrôle sha256 du fichier demandé. C’est essentiel pour s’assurer que la source n’est pas corrompue. Remarquez que Guix fonctionne avec des chaînes en base32, d’où l’appel à la fonction base32.
build-system

C’est ici que la puissance d’abstraction du langage Scheme brille de toute sa splendeur : dans ce cas, le gnu-build-system permet d’abstraire les fameuses invocations shell ./configure && make && make install. Parmi les autres systèmes de construction on trouve le trivial-build-system qui ne fait rien et demande de programmer toutes les étapes de construction, le python-build-system, emacs-build-system et bien d’autres (voir Systèmes de construction dans le manuel de référence de GNU Guix).

synopsis

Le synopsis devrait être un résumé court de ce que fait le paquet. Pour beaucoup de paquets, le slogan de la page d’accueil du projet est approprié pour le synopsis.

description

Comme le synopsis, vous pouvez réutiliser la description de la page d’accueil du projet. Remarquez que Guix utilise la syntaxe Texinfo.

home-page

Utilisez l’adresse en HTTPS si elle est disponible.

license

Voir guix/licenses.scm dans les sources du projet pour une liste complète des licences disponibles.

Il est temps de construire notre premier paquet ! Rien de bien compliqué pour l’instant : nous allons garder notre exemple avec my-hello, une copie de la déclaration montrée plus haut.

Comme avec le rituel « Hello World » enseigné avec la plupart des langages de programmation, ce sera sans doute l’approche la plus « manuelle » d’empaquetage que vous utiliserez. Nous vous montrerons une configuration idéale plus tard, pour l’instant nous allons suivre la voie la plus simple.

Enregistrez ce qui suit dans un fichier nommé my-hello.scm.

(use-modules (guix packages)
             (guix download)
             (guix build-system gnu)
             (guix licenses))

(package
  (name "my-hello")
  (version "2.10")
  (source (origin
            (method url-fetch)
            (uri (string-append "mirror://gnu/hello/hello-" version
                                ".tar.gz"))
            (sha256
             (base32
              "0ssi1wpaf7plaswqqjwigppsg5fyh99vdlb9kzl7c9lng89ndq1i"))))
  (build-system gnu-build-system)
  (synopsis "Hello, Guix world: An example custom Guix package")
  (description
   "GNU Hello prints the message \"Hello, world!\" and then exits.  It
serves as an example of standard GNU coding practices.  As such, it supports
command-line arguments, multiple languages, and so on.")
  (home-page "https://www.gnu.org/software/hello/")
  (license gpl3+))

Nous allons expliquer le code supplémentaire dans un moment.

Essayez de jouer avec les différentes valeurs des différents champs. Si vous changez la source, vous devrez mettre à jour la somme de contrôle. En fait, Guix refusera de construire quoi que ce soit si la somme de contrôle donnée ne correspond pas à la somme de contrôle calculée de la source téléchargée. Pour obtenir la bonne somme de contrôle pour une déclaration de paquet, vous devrez télécharger la source, calculer la somme de contrôle sha256 et la convertir en base32.

Heureusement, Guix peut automatiser cette tache pour nous ; tout ce qu’on doit faire est de lui fournir l’URI :

$ guix download mirror://gnu/hello/hello-2.10.tar.gz

Starting download of /tmp/guix-file.JLYgL7
From https://ftpmirror.gnu.org/gnu/hello/hello-2.10.tar.gz...
following redirection to `https://mirror.ibcp.fr/pub/gnu/hello/hello-2.10.tar.gz'...
 …10.tar.gz  709KiB                                 2.5MiB/s 00:00 [##################] 100.0%
/gnu/store/hbdalsf5lpf01x4dcknwx6xbn6n5km6k-hello-2.10.tar.gz
0ssi1wpaf7plaswqqjwigppsg5fyh99vdlb9kzl7c9lng89ndq1i

Dans ce cas particulier, la sortie nous dit quel miroir a été choisi. Si le résultat de la commande au-dessus n’est pas le même que ce qui est montré, mettez à jour votre déclaration my-hello en fonction.

Remarquez que les archives des paquets GNU sont accompagnées de leur signature OpenPGP, donc vous devriez vérifier la signature de cette archive avec « gpg » pour l’authentifier avant d’aller plus loin :

$ guix download mirror://gnu/hello/hello-2.10.tar.gz.sig

Starting download of /tmp/guix-file.03tFfb
From https://ftpmirror.gnu.org/gnu/hello/hello-2.10.tar.gz.sig...
following redirection to `https://ftp.igh.cnrs.fr/pub/gnu/hello/hello-2.10.tar.gz.sig'...
 ….tar.gz.sig  819B                                                                                                                       1.2MiB/s 00:00 [##################] 100.0%
/gnu/store/rzs8wba9ka7grrmgcpfyxvs58mly0sx6-hello-2.10.tar.gz.sig
0q0v86n3y38z17rl146gdakw9xc4mcscpk8dscs412j22glrv9jf
$ gpg --verify /gnu/store/rzs8wba9ka7grrmgcpfyxvs58mly0sx6-hello-2.10.tar.gz.sig /gnu/store/hbdalsf5lpf01x4dcknwx6xbn6n5km6k-hello-2.10.tar.gz
gpg: Signature faite le dim. 16 nov. 2014 13:08:37 CET
gpg:                avec la clef RSA A9553245FDE9B739
gpg: Bonne signature de « Sami Kerola (https://www.iki.fi/kerolasa/) <kerolasa@iki.fi> » [inconnu]
gpg: Attention : cette clef n'est pas certifiée avec une signature de confiance.
gpg:             Rien n'indique que la signature appartient à son propriétaire.
Empreinte de clef principale : 8ED3 96E3 7E38 D471 A005  30D3 A955 3245 FDE9 B739

Vous pouvez ensuite lancer

$ guix package --install-from-file=my-hello.scm

Vous devriez maintenant avoir my-hello dans votre profil !

$ guix package --list-installed=my-hello
my-hello	2.10	out
/gnu/store/f1db2mfm8syb8qvc357c53slbvf1g9m9-my-hello-2.10

Nous sommes allés aussi loin que possible sans aucune connaissance de Scheme. Avant de continuer sur des paquets plus complexes, il est maintenant temps de vous renforcer sur votre connaissance du langage Scheme. voir Cours accéléré du language Scheme pour démarrer.


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2.1.2 Configuration

Dans le reste de ce chapitre, nous nous appuierons sur vos connaissances de base du langage Scheme. Maintenant voyons les différentes configurations possibles pour travailler sur des paquets Guix.

Il y a plusieurs moyens de mettre en place un environnement d’empaquetage pour Guix.

Nous vous recommandons de travailler directement dans le dépôt des sources de Guix car ça facilitera la contribution au projet.

Mais d’bord, voyons les autres possibilités.


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2.1.2.1 Fichier local

C’est ce que nous venons de faire avec ‘my-hello’. Avec les bases de Scheme que nous vous avons présentées, nous pouvons maintenant éclairer le sens du début du fichier. Comme le dit guix package --help :

  -f, --install-from-file=FICHIER
                         installer le paquet évalué par le code dans
                         FICHIER

Ainsi, la dernière expression doit renvoyer un paquet, ce qui est le cas dans notre exemple précédent.

L’expression use-modules indique quels modules sont nécessaires dans le fichier. Les modules sont des collections de valeurs et de procédures. Ils sont souvent appelés « bibliothèques » ou « paquets » dans d’autres langages de programmation.


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2.1.2.2 ‘GUIX_PACKAGE_PATH

Remarque : à partir de Guix 0.16, les canaux plus flexibles sont préférables et remplacent ‘GUIX_PACKAGE_PATH’. Voir la section suivante.

Il peut être fastidieux de spécifier le fichier depuis la ligne de commande par rapport à un appel à guix package --install my-hello comme on le ferait pour les paquets officiels.

Guix permet d’uniformiser le processus en ajoutant autant de « répertoires de déclaration de paquets » que vous le souhaitez.

Créez un répertoire, disons ~/guix-packages et ajoutez-le à la variable d’environnement ‘GUIX_PACKAGE_PATH’ :

$ mkdir ~/guix-packages
$ export GUIX_PACKAGE_PATH=~/guix-packages

Pour ajouter plusieurs répertoires, séparez-les avec un deux-points (:).

Notre ‘my-hello’ précédent doit être légèrement ajusté :

(define-module (my-hello)
  #:use-module (guix licenses)
  #:use-module (guix packages)
  #:use-module (guix build-system gnu)
  #:use-module (guix download))

(define-public my-hello
  (package
    (name "my-hello")
    (version "2.10")
    (source (origin
              (method url-fetch)
              (uri (string-append "mirror://gnu/hello/hello-" version
                                  ".tar.gz"))
              (sha256
               (base32
                "0ssi1wpaf7plaswqqjwigppsg5fyh99vdlb9kzl7c9lng89ndq1i"))))
    (build-system gnu-build-system)
    (synopsis "Hello, Guix world: An example custom Guix package")
    (description
     "GNU Hello prints the message \"Hello, world!\" and then exits.  It
serves as an example of standard GNU coding practices.  As such, it supports
command-line arguments, multiple languages, and so on.")
    (home-page "https://www.gnu.org/software/hello/")
    (license gpl3+)))

Remarquez que nous avons assigné la valeur du paquet à un nom de variable exportée avec define-public. Cela assigne en fait le paquet à la variable my-hello pour qu’elle puisse être utilisée, par exemple en dépendance d’un autre paquet.

Si vous utilisez guix package --install-from-file=my-hello.scm avec le fichier précédent, la commande échouera car la dernière expression, define-public, ne renvoie pas un paquet. Si vous voulez utiliser define-public dans ce cas tout de même, assurez-vous que le fichier termine par une évaluation de my-hello :

; ...
(define-public my-hello
  ; ...
  )

my-hello

Ce dernier exemple n’est pas très typique.

Maintenant ‘my-hello’ devrait faire partie de la collection de paquets comme tous les paquets officiels. Vous pouvez le vérifier avec :

$ guix package --show=my-hello

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2.1.2.3 Canaux Guix

Guix 0.16 a introduit la notion de canaux, qui sont similaires à ‘GUIX_PACKAGE_PATH’ mais fournit une meilleure intégration et un meilleur suivi de la provenance. Les canaux ne sont pas nécessairement locaux et ils peuvent être maintenus dans un dépôt Git public par exemple. Bien sûr, vous pouvez utiliser plusieurs canaux en même temps.

Voir Canaux dans le manuel de référence de GNU Guix pour des détails sur la mise en place des canaux.


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2.1.2.4 Bidouillage direct dans le dépôt git

Nous vous recommandons de travailler directement sur le projet Guix : cela réduit le travail nécessaire quand vous voudrez soumettre vos changements en amont pour que la communauté puisse bénéficier de votre dur labeur !

Contrairement à la plupart des distributions logiciels, le dépôt Guix contient à la fois les outils (dont le gestionnaire de paquets) et les définitions des paquets. Nous avons fait ce choix pour permettre aux développeurs et développeuses de profiter de plus de flexibilité pour changer l’API sans rien casser, en mettant à jour tous les paquets en même temps. Cela réduit l’inertie dans le développement.

Clonez le dépôt Git officiel :

$ git clone https://git.savannah.gnu.org/git/guix.git

Dans le reste de cet article, nous utiliserons ‘$GUIX_CHECKOUT’ pour faire référence à l’emplacement de ce clone.

Suivez les instructions du manuel (voir Contribuer dans le manuel de référence de GNU Guix) pour mettre en place l’environnement du dépôt.

Une fois prêts, vous devriez pouvoir utiliser les définitions des paquets de l’environnement du dépôt.

N’ayez pas peur de modifier les définitions des paquets que vous trouverez dans ‘$GUIX_CHECKOUT/gnu/packages’.

Le script ‘$GUIX_CHECKOUT/pre-inst-env’ vous permet d’utiliser ‘guix’ sur la collection de paquets du dépôt (voir Lancer Guix avant qu’il ne soit installé dans le manuel de référence de GNU Guix).

Guix essaye de maintenir un bon standard d’empaquetage ; quand vous contribuez au projet Guix, rappelez-vous de

Une fois que vous êtes satisfait du résultat, vous pouvez envoyer votre contribution pour qu’elle rentre dans Guix. Ce processus est aussi détaillé dans le manuel (voir Contribuer dans le manuel de référence de GNU Guix)

Guix est un projet communautaire, donc plus on est de fous, plus on rit !


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2.1.3 Exemple avancé

L’exemple « Hello World » précédent est le plus simple possible. Les paquets peuvent devenir plus complexes que cela et Guix peut gérer des scénarios plus avancés. Voyons un autre paquet plus sophistiqué (légèrement modifié à partir des sources) :

(define-module (gnu packages version-control)
  #:use-module ((guix licenses) #:prefix license:)
  #:use-module (guix utils)
  #:use-module (guix packages)
  #:use-module (guix git-download)
  #:use-module (guix build-system cmake)
  #:use-module (gnu packages ssh)
  #:use-module (gnu packages web)
  #:use-module (gnu packages pkg-config)
  #:use-module (gnu packages python)
  #:use-module (gnu packages compression)
  #:use-module (gnu packages tls))

(define-public my-libgit2
  (let ((commit "e98d0a37c93574d2c6107bf7f31140b548c6a7bf")
        (revision "1"))
    (package
      (name "my-libgit2")
      (version (git-version "0.26.6" revision commit))
      (source (origin
                (method git-fetch)
                (uri (git-reference
                      (url "https://github.com/libgit2/libgit2/")
                      (commit commit)))
                (file-name (git-file-name name version))
                (sha256
                 (base32
                  "17pjvprmdrx4h6bb1hhc98w9qi6ki7yl57f090n9kbhswxqfs7s3"))
                (patches (search-patches "libgit2-mtime-0.patch"))
                (modules '((guix build utils)))
                (snippet '(begin
                            ;; Remove bundled software.
                            (delete-file-recursively "deps")
                            #true))))
      (build-system cmake-build-system)
      (outputs '("out" "debug"))
      (arguments
       `(#:tests? #true                         ; Run the test suite (this is the default)
         #:configure-flags '("-DUSE_SHA1DC=ON") ; SHA-1 collision detection
         #:phases
         (modify-phases %standard-phases
           (add-after 'unpack 'fix-hardcoded-paths
             (lambda _
               (substitute* "tests/repo/init.c"
                 (("#!/bin/sh") (string-append "#!" (which "sh"))))
               (substitute* "tests/clar/fs.h"
                 (("/bin/cp") (which "cp"))
                 (("/bin/rm") (which "rm")))
               #true))
           ;; Run checks more verbosely.
           (replace 'check
             (lambda _ (invoke "./libgit2_clar" "-v" "-Q")))
           (add-after 'unpack 'make-files-writable-for-tests
             (lambda _ (for-each make-file-writable (find-files "." ".*")))))))
      (inputs
       `(("libssh2" ,libssh2)
         ("http-parser" ,http-parser)
         ("python" ,python-wrapper)))
      (native-inputs
       `(("pkg-config" ,pkg-config)))
      (propagated-inputs
       ;; These two libraries are in 'Requires.private' in libgit2.pc.
       `(("openssl" ,openssl)
         ("zlib" ,zlib)))
      (home-page "https://libgit2.github.com/")
      (synopsis "Library providing Git core methods")
      (description
       "Libgit2 is a portable, pure C implementation of the Git core methods
provided as a re-entrant linkable library with a solid API, allowing you to
write native speed custom Git applications in any language with bindings.")
      ;; GPLv2 with linking exception
      (license license:gpl2))))

(Dans les cas où vous voulez seulement changer quelques champs d’une définition de paquets, vous devriez utiliser l’héritage au lieu de tout copier-coller. Voir plus bas.)

Parlons maintenant de ces champs en détail.

2.1.3.1 La méthode git-fetch

Contrairement à la méthode url-fetch, git-fetch a besoin d’un git-reference qui prend un dépôt Git et un commit. Le commit peut être n’importe quelle référence Git comme des tags, donc si la version a un tag associé, vous pouvez l’utiliser directement. Parfois le tag est précédé de v, auquel cas vous pouvez utiliser (commit (string-append "v" version)).

Pour vous assurer que le code source du dépôt Git est stocké dans un répertoire avec un nom descriptif, utilisez (file-name (git-file-name name version)).

Vous pouvez utiliser la procédure git-version pour calculer la version quand vous empaquetez des programmes pour un commit spécifique, en suivant le guide de contribution (voir Numéros de version dans le manuel de référence de GNU Guix).

Comment obtenir le hash sha256, vous demandez-vous ? En invoquant guix hash sur un clone du commit voulu, de cette manière :

git clone https://github.com/libgit2/libgit2/
cd libgit2
git checkout v0.26.6
guix hash -rx .

guix hash -rx calcul un SHA256 sur le répertoire entier, en excluant le sous-répertoire .git (voir Invoquer guix hash dans le manuel de référence de GNU Guix).

Dans le futur, guix download sera sans doute capable de faire cela pour vous, comme il le fait pour les téléchargements directs.

2.1.3.2 Les bouts de code

Les bouts de code (snippet) sont des fragments quotés (c.-à-d. non évalués) de code Scheme utilisés pour modifier les sources. C’est une alternative aux fichiers .patch traditionnels, plus proche de l’esprit de Guix. À cause de la quote, le code n’est évalué que lorsqu’il est passé au démon Guix pour la construction. Il peut y avoir autant de bout de code que nécessaire.

Les bouts de code on parfois besoin de modules Guile supplémentaires qui peuvent être importés dans le champ modules.

2.1.3.3 Entrées

Tout d’abord, un commentaire sur la syntaxe : vous voyez la quasiquote (la virgule) ?

    (native-inputs
     `(("pkg-config" ,pkg-config)))

est équivalent à

    (native-inputs
     (list (list "pkg-config" pkg-config)))

Vous verrez surtout la première forme car elle est plus courte.

Il y a trois types d’entrées. En résumé :

native-inputs

Requis pour construire mais pas à l’exécution – installer un paquet avec un substitut n’installera pas ces entrées.

inputs

Installées dans le dépôt mais pas dans le profil, et présentes à la construction.

propagated-inputs

Installées dans le dépôt et dans le profil, et présentes à la construction.

Voir Référence de package dans le manuel de référence de GNU Guix pour plus de détails.

La différence entre les différents types d’entrées est importante : si une dépendance peut être utilisée comme entrée plutôt que comme entrée propagée, il faut faire ça, sinon elle « polluera » le profil utilisateur sans raison.

Par exemple, si vous installez un programme graphique qui dépend d’un outil en ligne de commande, vous êtes probablement intéressé uniquement par la partie graphique, donc inutile de forcer l’outil en ligne de commande à être présent dans le profil utilisateur. Les dépendances sont gérés par les paquets, pas par les utilisateurs et utilisatrices. Les entrées permettent de gérer les dépendances sans ennuyer les utilisateurs et utilisatrices en ajoutant des fichiers exécutables (ou bibliothèque) inutiles dans leur profil.

Pareil pour native-inputs : une fois le programme installé, les dépendances à la construction peuvent être supprimées sans problème par le ramasse-miettes. Lorsqu’un substitut est disponible, seuls les entrées et les entrées propagées sont récupérées : les entrées natives ne sont pas requises pour installer un paquet à partir d’un substitut.

2.1.3.4 Sorties

De la même manière qu’un paquet peut avoir plusieurs entrées, il peut aussi avoir plusieurs sorties.

Chaque sortie correspond à un répertoire différent dans le dépôt.

Vous pouvez choisir quelle sortie installer ; c’est utile pour préserver l’espace disque et éviter de polluer le profil utilisateur avec des exécutables et des bibliothèques inutiles.

La séparation des sorties est facultative. Lorsque le champ outputs n’est pas spécifié, l’unique sortie par défaut (le paquet complet donc) est "out".

Les sorties séparées sont en général debug et doc.

Vous devriez séparer les sorties seulement si vous pouvez montrer que c’est utile : si la taille de la sortie est importante (vous pouvez comparer avec guix size) ou si le paquet est modulaire.

2.1.3.5 Arguments du système de construction

Le champ arguments est une liste de mot-clés et de valeurs utilisés pour configurer le processus de construction.

L’argument le plus simple est #:tests? et on l’utilise pour désactiver la suite de tests pendant la construction du paquet. C’est surtout utile si le paquet n’a pas de suite de tests. Nous vous recommandons fortement de laisser tourner la suite de tests s’il y en a une.

Un autre argument courant est #:make-flags, qui spécifie une liste de drapeaux à ajouter en lançant make, comme ce que vous feriez sur la ligne de commande. Par exemple, les drapeaux suivants

#:make-flags (list (string-append "prefix=" (assoc-ref %outputs "out"))
                   "CC=gcc")

se traduisent en

$ make CC=gcc prefix=/gnu/store/...-<out>

Cela indique que le compilateur C sera gcc et la variable prefix (le répertoire d’installation pour Make) sera (assoc-ref %outputs "out"), qui est une variable globale côté construction qui pointe vers le répertoire de destination dans le dépôt (quelque chose comme /gnu/store/…-my-libgit2-20180408).

De manière identique, vous pouvez indiquer les drapeaux de configuration :

#:configure-flags '("-DUSE_SHA1DC=ON")

La variable %build-inputs est aussi générée dans cette portée. C’est une liste d’association qui fait correspondre les noms des entrées à leur répertoire dans le dépôt.

Le mot-clé phases liste la séquence d’étapes du système de construction. Les phases usuelles sont unpack, configure, build, install et check. Pour en savoir plus, vous devez trouver la bonne définition du système de construction dans ‘$GUIX_CHECKOUT/guix/build/gnu-build-system.scm’ :

(define %standard-phases
  ;; Standard build phases, as a list of symbol/procedure pairs.
  (let-syntax ((phases (syntax-rules ()
                         ((_ p ...) `((p . ,p) ...)))))
    (phases set-SOURCE-DATE-EPOCH set-paths install-locale unpack
            bootstrap
            patch-usr-bin-file
            patch-source-shebangs configure patch-generated-file-shebangs
            build check install
            patch-shebangs strip
            validate-runpath
            validate-documentation-location
            delete-info-dir-file
            patch-dot-desktop-files
            install-license-files
            reset-gzip-timestamps
            compress-documentation)))

Ou depuis la REPL :

(add-to-load-path "/path/to/guix/checkout")
,use (guix build gnu-build-system)
(map first %standard-phases)
 (set-SOURCE-DATE-EPOCH set-paths install-locale unpack bootstrap patch-usr-bin-file patch-source-shebangs configure patch-generated-file-shebangs build check install patch-shebangs strip validate-runpath validate-documentation-location delete-info-dir-file patch-dot-desktop-files install-license-files reset-gzip-timestamps compress-documentation)

Si vous voulez en apprendre plus sur ce qui arrive pendant ces phases, consultez les procédures associées.

Par exemple, au moment d’écrire ces lignes, la définition de unpack dans le système de construction de GNU est :

(define* (unpack #:key source #:allow-other-keys)
  "Unpack SOURCE in the working directory, and change directory within the
source.  When SOURCE is a directory, copy it in a sub-directory of the current
working directory."
  (if (file-is-directory? source)
      (begin
        (mkdir "source")
        (chdir "source")

        ;; Preserve timestamps (set to the Epoch) on the copied tree so that
        ;; things work deterministically.
        (copy-recursively source "."
                          #:keep-mtime? #true))
      (begin
        (if (string-suffix? ".zip" source)
            (invoke "unzip" source)
            (invoke "tar" "xvf" source))
        (chdir (first-subdirectory "."))))
  #true)

Remarquez l’appel à chdir : il change de répertoire courant vers la source qui vient d’être décompressée. Ainsi toutes les phases suivantes utiliseront le répertoire des sources comme répertoire de travail, ce qui explique qu’on peut travailler directement sur les fichiers sources. Du moins, tant qu’une phase suivante ne change pas le répertoire de travail.

Nous modifions la liste des %standard-phases du système de construction avec la macro modify-phases qui indique la liste des modifications, sous cette formes :

La procédure prend en charge les arguments inputs et outputs sous forme de mot-clés. Les entrées (natives, propagées et simples) et répertoires de sortie sont référencés par leur nom dans ces variables. Ainsi (assoc-ref outputs "out") est le répertoire du dépôt de la sortie principale du paquet. Une procédure de phase ressemble à cela :

(lambda* (#:key inputs outputs #:allow-other-keys)
  (let ((bash-directory (assoc-ref inputs "bash"))
        (output-directory (assoc-ref outputs "out"))
        (doc-directory (assoc-ref outputs "doc")))
    ;; ...
    #true))

La procédure doit renvoyer #true si elle réussit. S’appuyer sur la valeur de retour de la dernière expression n’est pas très solide parce qu’il n’y a pas de garantie qu’elle sera #true. Donc le #true à la fin permet de s’assurer que la bonne valeur est renvoyée si la phase réussit.

2.1.3.6 Échelonnage de code

Si vous avez été attentif, vous aurez remarqué la quasi-quote et la virgule dans le champ argument. En effet, le code de construction dans la déclaration du paquet ne doit pas être évalué côté client, mais seulement après avoir été passé au démon Guix. Ce mécanisme de passage de code entre deux processus s’appelle l’échelonnage de code.

2.1.3.7 Fonctions utilitaires

Lorsque vous modifiez les phases, vous aurez souvent besoin d’écrire du code qui ressemble aux invocation équivalentes (make, mkdir, cp, etc) couramment utilisées durant une installatio plus standard dans le monde Unix.

Certaines comme chmod sont natives dans Guile. Voir Guile reference manual pour une liste complète.

Guix fournit des fonctions utilitaires supplémentaires qui sont particulièrement utiles pour la gestion des paquets.

Certaines de ces fonctions se trouvent dans ‘$GUIX_CHECKOUT/guix/guix/build/utils.scm’. La plupart copient le comportement des commandes systèmes Unix traditionnelles :

which

Fonctionne comme la commande système ‘which’.

find-files

Fonctionne un peu comme la commande ‘find’.

mkdir-p

Fonctionne comme ‘mkdir -p’, qui crée tous les parents si besoin.

install-file

Fonctionne comme ‘install’ pour installer un fichier vers un répertoire (éventuellement non existant). Guile a copy-file qui fonctionne comme ‘cp’.

copy-recursively

Fonctionne comme ‘cp -r’.

delete-file-recursively

Fonctionne comme ‘rm -rf’.

invoke

Lance un exécutable. Vous devriez utiliser cela à la place de system*.

with-directory-excursion

Lance le corps dans un répertoire de travail différent, puis revient au répertoire de travail précédent.

substitute*

Une fonction similaire à sed.

Voir Utilitaires de construction dans le manuel de référence de GNU Guix, pour plus d’informations sur ces utilitaires.

2.1.3.8 Préfixe de module

La licence dans notre dernier exemple a besoin d’un préfixe à cause de la manière dont le module licenses a été importé dans le paquet, avec #:use-module ((guix licenses) #:prefix license:). Le mécanisme d’import de module de Guile (voir Using Guile Modules dans Guile reference manual) permet de contrôler complètement l’espace de nom. Cela évite les conflits entre, disons, la variable ‘zlib’ de ‘licenses.scm’ (un licence) et la variable ‘zlib’ de ‘compression.scm’ (un paquet).


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2.1.4 Autres systèmes de construction

Ce que nous avons vu jusqu’ici couvre la majeur partie des paquets qui utilisent un système de construction autre que trivial-build-system. Ce dernier n’automatise rien et vous laisse tout construire par vous-même. C’est plus exigeant et nous n’en parlerons pas pour l’instant, mais heureusement il est rarement nécessaire d’aller jusqu’à ces extrémités.

Pour les autres systèmes de construction, comme ASDF, Emacs, Perl, Ruby et bien d’autres, le processus est très similaire à celui du système de construction de GNU en dehors de quelques arguments spécialisés.

Voir Systèmes de construction dans le manuel de référence de GNU Guix, pour plus d’informations sur les systèmes de construction, ou voir le code source dans les répertoires ‘$GUIX_CHECKOUT/guix/build’ et ‘$GUIX_CHECKOUT/guix/build-system’.


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2.1.5 Définition programmable et automatisée

Nous ne le répéterons jamais assez : avoir un langage de programmation complet à disposition nous permet de faire bien plus de choses que la gestion de paquets traditionnelle.

Illustrons cela avec certaines fonctionnalités géniales de Guix !


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2.1.5.1 Les importateurs récursifs

Certains systèmes de constructions sont si bons qu’il n’y a presque rien à écrire pour créer un paquet, au point que cela devient rapidement répétitif et pénible. L’une des raisons d’être des ordinateurs est de remplacer les êtres humains pour ces taches barbantes. Disons donc à Guix de faire cela pour nous et de créer les définitions de paquets pour un paquet R venant de CRAN (la sortie est coupée par souci de place) :

$ guix import cran --recursive walrus

(define-public r-mc2d
    ; ...
    (license gpl2+)))

(define-public r-jmvcore
    ; ...
    (license gpl2+)))

(define-public r-wrs2
    ; ...
    (license gpl3)))

(define-public r-walrus
  (package
    (name "r-walrus")
    (version "1.0.3")
    (source
      (origin
        (method url-fetch)
        (uri (cran-uri "walrus" version))
        (sha256
          (base32
            "1nk2glcvy4hyksl5ipq2mz8jy4fss90hx6cq98m3w96kzjni6jjj"))))
    (build-system r-build-system)
    (propagated-inputs
      `(("r-ggplot2" ,r-ggplot2)
        ("r-jmvcore" ,r-jmvcore)
        ("r-r6" ,r-r6)
        ("r-wrs2" ,r-wrs2)))
    (home-page "https://github.com/jamovi/walrus")
    (synopsis "Robust Statistical Methods")
    (description
      "This package provides a toolbox of common robust statistical
tests, including robust descriptives, robust t-tests, and robust ANOVA.
It is also available as a module for 'jamovi' (see
<https://www.jamovi.org> for more information).  Walrus is based on the
WRS2 package by Patrick Mair, which is in turn based on the scripts and
work of Rand Wilcox.  These analyses are described in depth in the book
'Introduction to Robust Estimation & Hypothesis Testing'.")
    (license gpl3)))

L’importateur récursif n’importera pas les paquets pour lesquels Guix a déjà une définition, sauf pour le tout premier.

Toutes les applications ne peuvent pas être empaquetées de cette manière, seules celles qui s’appuient sur un nombre restreint de systèmes pris en charge le peuvent. Vous trouverez la liste complète des importateurs dans la section dédiée du manuel (voir Invoquer guix import dans le manuel de référence de GNU).


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2.1.5.2 Mise à jour automatique

Guix peut être assez intelligent pour vérifier s’il y a des mises à jour sur les systèmes qu’il connaît. Il peut rapporter les paquets anciens avec

$ guix refresh hello

La plupart du temps, mettre à jour un paquet vers une nouvelle version ne demande pas beaucoup plus que de changer le numéro de version et la somme de contrôle. Guix peut aussi le faire automatiquement :

$ guix refresh hello --update

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2.1.5.3 Héritage

Si vous avez commencé à regarder des définitions de paquets existantes, vous avez peut-être remarqué qu’un certain nombre d’entre elles ont un champ inherit :

(define-public adwaita-icon-theme
  (package (inherit gnome-icon-theme)
    (name "adwaita-icon-theme")
    (version "3.26.1")
    (source (origin
              (method url-fetch)
              (uri (string-append "mirror://gnome/sources/" name "/"
                                  (version-major+minor version) "/"
                                  name "-" version ".tar.xz"))
              (sha256
               (base32
                "17fpahgh5dyckgz7rwqvzgnhx53cx9kr2xw0szprc6bnqy977fi8"))))
    (native-inputs
     `(("gtk-encode-symbolic-svg" ,gtk+ "bin")))))

Tous les champs non spécifiés héritent du paquet parent. C’est très pratique pour créer un paquet alternatif, par exemple avec une source, une version ou des options de compilation différentes.


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2.1.6 Se faire aider

Malheureusement, certaines applications peuvent être difficiles à empaqueter. Parfois elles ont besoin d’un correctif pour fonctionner avec la hiérarchie du système de fichiers non standard imposée par de dépôt. Parfois les tests ne se lancent pas correctement (vous pouvez les passer mais ce n’est pas recommandé). Parfois le paquet n’est pas reproductible.

Si vous êtes bloqué·e, incapable de trouver comme corriger un problème d’empaquetage, n’hésitez pas à demander de l’aide à la communauté.

voir la la page d’accueil de Guix pour plus d’informations sur les listes de diffusion, IRC, etc.


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2.1.7 Conclusion

Ce didacticiel vous a montré la gestion des paquets sophistiquée dont Guix se targue. Maintenant, nous avons restreint cette introduction au système gnu-build-system qui est un niveau d’abstraction essentiel sur lequel des niveaux d’abstraction plus avancés se reposent.

Comment continuer ? Nous devrions ensuite disséquer le fonctionnement interne des systèmes de construction en supprimant toutes les abstractions, avec le trivial-build-system : cela vous permettra de bien comprendre le processus avant de voir des techniques plus avancées et certains cas particuliers.

D’autres fonctionnalités que vous devriez explorer sont l’édition interactive et les possibilités de débogage de Guix fournies par la REPL de Guile.

Ces fonctionnalités avancées sont complètement facultatives et peuvent attendre ; maintenant vous devriez prendre une pause bien méritée. Avec ce dont nous venons de parler ici vous devriez être bien armé·e pour empaqueter de nombreux paquets. Vous pouvez commencer dès maintenant et on espère voir votre contribution bientôt !


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2.1.8 Références


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3 Configuration du système

Guix propose un langage flexible pour déclarer la configuration de votre système Guix. Cette flexibilité peut parfois paraître écrasante. Le but de ce chapitre est de vous montrer quelques concepts de configuration avancés.

voir Configuration du système dans le manuel de référence de GNU Guix pour une référence complète.


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3.1 Personnalisation du noyau

Guix est, en son cœur, une distribution source avec des substituts (voir Substituts dans le manuel de référence de GNU Guix), et donc construire des paquets à partir de leur code source est normal pendant les installations et les mis à jour de paquets. Malgré tout, c’est aussi normal d’essayer de réduire le temps passé à compiler des paquets, et les changements récents et futurs concernant la construction et la distribution des substituts continue d’être un sujet de discussion dans le projet Guix.

Le noyau, bien qu’il ne demande pas énormément de RAM pour être construit, prend assez long à construire sur une machine usuelle. La configuration du noyau officielle, comme avec la plupart des autres distributions GNU/Linux, penche du côté de l’inclusivité, et c’est vraiment ça qui rend la construction aussi longue à partir des sources.

Le noyau Linux, cependant, peut aussi être décrit comme un simple paquet comme les autres, et peut donc être personnalisé comme n’importe quel autre paquet. La procédure est un peu différente, même si c’est surtout dû à la nature de la définition du paquet.

Le paquet du noyau linux-libre est en fait une procédure qui crée un paquet.

(define* (make-linux-libre version hash supported-systems
                           #:key
                           ;; A function that takes an arch and a variant.
                           ;; See kernel-config for an example.
                           (extra-version #false)
                           (configuration-file #false)
                           (defconfig "defconfig")
                           (extra-options %default-extra-linux-options)
                           (patches (list %boot-logo-patch)))
  ...)

Le paquet linux-libre actuel pour la série 5.1.x, est déclaré comme ceci :

(define-public linux-libre
  (make-linux-libre %linux-libre-version
                    %linux-libre-hash
                    '("x86_64-linux" "i686-linux" "armhf-linux" "aarch64-linux")
                    #:patches %linux-libre-5.1-patches
                    #:configuration-file kernel-config))

Les clés qui n’ont pas de valeur associée prennent leur valeur par défaut dans la définition de make-linux-libre. Lorsque vous comparez les deux bouts de code ci-dessus, vous aurez remarqué que le commentaire du premier ne correspond pas au mot-clé #:extra-version, mais à #:configuration-file. À cause de cela, il n’est pas facile d’inclure une configuration personnalisée du noyau à partir de la définition, mais ne vous inquiétez pas, il y a d’autres moyens de travailler avec ce qu’on a.

Il y a deux manières de créer un noyau avec une configuration personnalisée. La première consiste à fournir un fichier .config standard au processus de construction en ajoutant un fichier .config comme entrée native de notre noyau. Voici un bout de code correspondant à la phase 'configure de la définition de paquet make-linux-libre :

(let ((build  (assoc-ref %standard-phases 'build))
      (config (assoc-ref (or native-inputs inputs) "kconfig")))

  ;; Use a custom kernel configuration file or a default
  ;; configuration file.
  (if config
      (begin
        (copy-file config ".config")
        (chmod ".config" #o666))
      (invoke "make" ,defconfig)))

Et voici un exemple de paquet de noyau. Le paquet linux-libre n’a rien de spécial, on peut en hériter et remplacer ses champs comme n’importe quel autre paquet :

(define-public linux-libre/E2140
  (package
    (inherit linux-libre)
    (native-inputs
     `(("kconfig" ,(local-file "E2140.config"))
      ,@(alist-delete "kconfig"
                      (package-native-inputs linux-libre))))))

Dans le même répertoire que le fichier définissant linux-libre-E2140 se trouve un fichier nommé E2140.config, qui est un fichier de configuration du noyau. Le mot-clé defconfig de make-linux-libre reste vide ici, donc la configuration du noyau dans le paquet est celle qui sera incluse dans le champ native-inputs.

La deuxième manière de créer un noyau personnalisé est de passer une nouvelle valeur au mot-clé extra-options de la procédure make-linux-libre. Le mot-clé extra-options fonctionne avec une autre fonction définie juste en dessous :

(define %default-extra-linux-options
  `(;; https://lists.gnu.org/archive/html/guix-devel/2014-04/msg00039.html
   ("CONFIG_DEVPTS_MULTIPLE_INSTANCES" . #true)
   ;; Modules required for initrd:
   ("CONFIG_NET_9P" . m)
   ("CONFIG_NET_9P_VIRTIO" . m)
   ("CONFIG_VIRTIO_BLK" . m)
   ("CONFIG_VIRTIO_NET" . m)
   ("CONFIG_VIRTIO_PCI" . m)
   ("CONFIG_VIRTIO_BALLOON" . m)
   ("CONFIG_VIRTIO_MMIO" . m)
   ("CONFIG_FUSE_FS" . m)
   ("CONFIG_CIFS" . m)
   ("CONFIG_9P_FS" . m)))

(define (config->string options)
  (string-join (map (match-lambda
                      ((option . 'm)
                       (string-append option "=m"))
                      ((option . #true)
                       (string-append option "=y"))
                      ((option . #false)
                       (string-append option "=n")))
                    options)
               "\n"))

Et dans le script configure personnalisé du paquet « make-linux-libre » :

;; Appending works even when the option wasn't in the
;; file.  The last one prevails if duplicated.
(let ((port (open-file ".config" "a"))
      (extra-configuration ,(config->string extra-options)))
  (display extra-configuration port)
  (close-port port))

(invoke "make" "oldconfig")

Donc, en ne fournissant pas de fichier de configuration le fichier .config est au départ vide et on écrit ensuite l’ensemble des drapeaux que l’on veut. Voici un autre noyau personnalisé :

(define %macbook41-full-config
  (append %macbook41-config-options
          %file-systems
          %efi-support
          %emulation
          (@@ (gnu packages linux) %default-extra-linux-options)))

(define-public linux-libre-macbook41
  ;; XXX: Access the internal 'make-linux-libre' procedure, which is
  ;; private and unexported, and is liable to change in the future.
  ((@@ (gnu packages linux) make-linux-libre) (@@ (gnu packages linux) %linux-libre-version)
                      (@@ (gnu packages linux) %linux-libre-hash)
                      '("x86_64-linux")
                      #:extra-version "macbook41"
                      #:patches (@@ (gnu packages linux) %linux-libre-5.1-patches)
                      #:extra-options %macbook41-config-options))

Dans l’exemple ci-dessus %fale-systems est un ensemble de drapeaux qui activent la prise en charge de différents systèmes de fichiers, %efi-support active la prise en charge de l’EFI et %emulation permet à une machine x86_64-linux de fonctionner aussi en mode 32-bits. %default-extra-linux-options sont l’ensemble de ces options et elles devaient être ajoutées puisqu’elles ont été remplacées dans le mot-clé extra-options.

Tout ça est bien beau, mais comment savoir quels modules sont requis pour un système en particulier ? Il y a deux ressources qui peuvent être utiles pour répondre à cette question : le manuel de Gentoo et la documentation du noyau. D’après la documentation du noyau, il semble que la commande make localmodconfig soit la bonne.

Pour lancer make localmodconfig on doit d’abord récupérer et décompresser le code source du noyau :

tar xf $(guix build linux-libre --source)

Une fois dans le répertoire contenant le code source lancez touch .config pour créer un fichier .config initialement vide pour commencer. make localmodconfig fonctionne en remarquant que avec déjà un .config et en vous disant ce qu’il vous manque. Si le fichier est vide, il vous manquera tout ce qui est nécessaire. L’étape suivante consiste à lancer :

guix environment linux-libre -- make localmodconfig

et regardez la sortie. Remarquez que le fichier .config est toujours vide. La sortie contient en général deux types d’avertissements. Le premier commence par « WARNING » et peut être ignoré dans notre cas. Le deuxième dit :

module pcspkr did not have configs CONFIG_INPUT_PCSPKR

Pour chacune de ces lignes, copiez la partie CONFIG_XXXX_XXXX dans le .config du répertoire et ajoutez =m pour qu’à la fin il ressemble à cela :

CONFIG_INPUT_PCSPKR=m
CONFIG_VIRTIO=m

Après avoir copié toutes les options de configuration, lancez make localmodconfig de nouveau pour vous assurer que vous n’avez pas de sortie commençant par « module ». Après tous ces modules spécifiques à la machine, il y en a encore quelques uns que nous devons aussi définir. CONFIG_MODULES est nécessaire pour que nous puissions construire et charger les modules séparément et ne pas tout construire dans le noyau. CONFIG_BLK_DEV_SD est requis pour lire les disques durs. Il est possible que vous aillez besoin de quelques autres modules.

Cet article n’a pas pour but de vous guider dans la configuration de votre propre noyau cependant, donc si vous décidez de construire un noyau personnalisé vous devrez chercher d’autres guides pour créer un noyau qui vous convient.

La deuxième manière de configurer le noyau utilise un peu plus les fonctionnalités de Guix et vous permettent de partager des bouts de configuration entre différents noyaux. Par exemple, toutes les machines avec un démarrage EFI ont besoin d’un certain nombre de configurations. Tous les noyaux vont probablement partager une liste de systèmes de fichiers à prendre en charge. En utilisant des variables il est facile de voir du premier coup quelles fonctionnalités sont activées pour vous assurer que vous n’avez pas des fonctionnalités dans un noyau qui manquent dans un autre.

Cependant, nous ne parlons pas de la personnalisation du disque de ram initial. Vous devrez sans doute modifier le disque de ram initial sur les machines qui utilisent un noyau personnalisé, puisque certains modules attendus peuvent ne pas être disponibles.


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3.2 L’API de création d’images du système Guix

Historiquement, le système Guix est centré sur une structure operating-system. Cette structure contient divers champs qui vont du chargeur d’amorçage et à la déclaration du noyau aux services à installer.

En fonction de la machine cible, qui peut aller d’une machine x86_64 standard à un petit ordinateur ARM sur carte unique comme le Pine64, les contraintes sur l’image varient beaucoup. Les fabricants imposent différents formats d’image avec plusieurs tailles de partitions et de positions.

Pour créer des images convenables pour toutes ces machines, une nouvelle abstraction est nécessaire : c’est le but de l’enregistrement image. Cet enregistrement contient toutes les informations requises pour être transformé en une image complète, qui peut être directement démarrée sur une machine cible.

(define-record-type* <image>
  image make-image
  image?
  (name               image-name ;symbol
                      (default #f))
  (format             image-format) ;symbol
  (target             image-target
                      (default #f))
  (size               image-size  ;size in bytes as integer
                      (default 'guess))
  (operating-system   image-operating-system  ;<operating-system>
                      (default #f))
  (partitions         image-partitions ;list of <partition>
                      (default '()))
  (compression?       image-compression? ;boolean
                      (default #t))
  (volatile-root?     image-volatile-root? ;boolean
                      (default #t))
  (substitutable?     image-substitutable? ;boolean
                      (default #t)))

Cet enregistrement contient le système d’exploitation à instancier. Le champ format défini le type d’image et peut être efi-raw, qcow2 ou iso9660 par exemple. Plus tard, on prévoit de l’étendre à docker et aux autres types d’images.

Un nouveau répertoire dans les sources de Guix est dédié aux définitions des images. Pour l’instant il y a quatre fichiers :

Regardons le fichier pine64.scm. Il contient la variable pine64-barebones-os qui est une définition minimale d’un système d’exploitation dédié à la carte Pine A64 LTS.

(define pine64-barebones-os
  (operating-system
   (host-name "vignemale")
   (timezone "Europe/Paris")
   (locale "en_US.utf8")
   (bootloader (bootloader-configuration
                (bootloader u-boot-pine64-lts-bootloader)
                (target "/dev/vda")))
   (initrd-modules '())
   (kernel linux-libre-arm64-generic)
   (file-systems (cons (file-system
                        (device (file-system-label "my-root"))
                        (mount-point "/")
                        (type "ext4"))
                       %base-file-systems))
   (services (cons (service agetty-service-type
                            (agetty-configuration
                             (extra-options '("-L")) ; no carrier detect
                             (baud-rate "115200")
                             (term "vt100")
                             (tty "ttyS0")))
                   %base-services))))

Les champs kernel et bootloader pointent vers les paquets dédiés à cette carte.

Ci-dessous, la variable pine64-image-type est ainsi définie.

(define pine64-image-type
  (image-type
   (name 'pine64-raw)
   (constructor (cut image-with-os arm64-disk-image <>))))

Elle utilise un enregistrement dont nous n’avons pas encore parlé, l’enregistrement image-type, défini de cette façon :

(define-record-type* <image-type>
  image-type make-image-type
  image-type?
  (name           image-type-name) ;symbol
  (constructor    image-type-constructor)) ;<operating-system> -> <image>

Le but principal de cet enregistrement est d’associer un nom à une procédure transformant un operating-system en une image. Pour comprendre pourquoi c’est nécessaire, voyons la commande produisant une image à partir d’un fichier de configuration de type operating-system :

guix system image my-os.scm

Cette commande demande une configuration de type operating-system mais comment indiquer que l’on veut cibler une carte Pine64 ? Nous devons fournir l’information supplémentaire, image-type, en passant le drapeau --image-type ou -t, de cette manière :

guix system image --image-type=pine64-raw my-os.scm

Ce paramètre image-type pointe vers le pine64-image-type défini plus haut. Ainsi, la déclaration operating-system dans my-os.scm se verra appliquée la procédure [cut image-with-os arm64-disk-image <>) pour la transformer en une image.

L’image qui en résulte ressemble à ceci :

(image
 (format 'disk-image)
 (target "aarch64-linux-gnu")
 (operating-system my-os)
 (partitions
  (list (partition
         (inherit root-partition)
         (offset root-offset)))))

qui ajoute l’objet operating-system défini dans my-os.scm à l’enregistrement arm64-disk-image.

Mais assez de cette folie. Qu’est-ce que cette API pour les images apporte aux utilisateurs et utilisatrices ?

On peut lancer :

mathieu@cervin:~$ guix system --list-image-types
Les types d'image disponibles sont :

   - pinebook-pro-raw
   - pine64-raw
   - novena-raw
   - hurd-raw
   - hurd-qcow2
   - qcow2
   - uncompressed-iso9660
   - efi-raw
   - arm64-raw
   - arm32-raw
   - iso9660

et en écrivant un fichier de type operating-system basé sur pine64-barebones-os, vous pouvez personnaliser votre image selon vos préférences dasn un fichier (my-pine-os.scm) de cette manière :

(use-modules (gnu services linux)
             (gnu system images pine64))

(let ((base-os pine64-barebones-os))
  (operating-system
    (inherit base-os)
    (timezone "America/Indiana/Indianapolis")
    (services
     (cons
      (service earlyoom-service-type
               (earlyoom-configuration
                (prefer-regexp "icecat|chromium")))
      (operating-system-user-services base-os)))))

lancez :

guix system image --image-type=pine64-raw my-pine-os.scm

ou bien,

guix system image --image-type=hurd-raw my-hurd-os.scm

pour récupérer une image que vous pouvez écrire sur un disque dur pour démarrer dessus.

Sans rien changer à my-hurd-os.scm, en appelant :

guix system image --image-type=hurd-qcow2 my-hurd-os.scm

vous aurez une image QEMU pour le Hurd à la place.


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3.3 Se connecter à un VPN Wireguard

To connect to a Wireguard VPN server you need the kernel module to be loaded in memory and a package providing networking tools that support it (e.g. wireguard-tools or network-manager).

Here is a configuration example for Linux-Libre < 5.6, where the module is out of tree and need to be loaded manually—following revisions of the kernel have it built-in and so don’t need such configuration:

(use-modules (gnu))
(use-service-modules desktop)
(use-package-modules vpn)

(operating-system
  ;; …
  (services (cons (simple-service 'wireguard-module
                                  kernel-module-loader-service-type
                                  '("wireguard"))
                  %desktop-services))
  (packages (cons wireguard-tools %base-packages))
  (kernel-loadable-modules (list wireguard-linux-compat)))

After reconfiguring and restarting your system you can either use Wireguard tools or NetworkManager to connect to a VPN server.

3.3.1 Using Wireguard tools

To test your Wireguard setup it is convenient to use wg-quick. Just give it a configuration file wg-quick up ./wg0.conf; or put that file in /etc/wireguard and run wg-quick up wg0 instead.

Remarque : Be warned that the author described this command as a: “[…] very quick and dirty bash script […]”.

3.3.2 Using NetworkManager

Thanks to NetworkManager support for Wireguard we can connect to our VPN using nmcli command. Up to this point this guide assumes that you’re using Network Manager service provided by %desktop-services. Ortherwise you need to adjust your services list to load network-manager-service-type and reconfigure your Guix system.

To import your VPN configuration execute nmcli import command:

# nmcli connection import type wireguard file wg0.conf
Connection 'wg0' (edbee261-aa5a-42db-b032-6c7757c60fde) successfully added

This will create a configuration file in /etc/NetworkManager/wg0.nmconnection. Next connect to the Wireguard server:

$ nmcli connection up wg0
Connection successfully activated (D-Bus active path: /org/freedesktop/NetworkManager/ActiveConnection/6)

By default NetworkManager will connect automatically on system boot. To change that behaviour you need to edit your config:

# nmcli connection modify wg0 connection.autoconnect no

For more specific information about NetworkManager and wireguard see this post by thaller.


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3.4 Personnaliser un gestionnaire de fenêtres


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3.4.1 StumpWM

Vous pouvez installer StumpWM sur un système Guix en ajoutant stumwm et éventuellement `(,stumpwm "lib") dans les paquets du fichier de système d’exploitation, p. ex. /etc/config.scm.

Voici un exemple de configuration :

(use-modules (gnu))
(use-package-modules wm)

(operating-system
  ;; …
  (packages (append (list sbcl stumpwm `(,stumpwm "lib"))
                    %base-packages)))

Par défaut StumpWM utilise les polices X11, qui peuvent être petites ou pixelisées sur votre système. Vous pouvez corriger cela en installant le module Lisp pour StumpWM sbcl-ttf-fonts, en l’ajoutant aux paquets de votre système :

(use-modules (gnu))
(use-package-modules fonts wm)

(operating-system
  ;; …
  (packages (append (list sbcl stumpwm `(,stumpwm "lib"))
                    sbcl-ttf-fonts font-dejavu %base-packages)))

Ensuite vous devrez ajouter le code suivant à au fichier de configuration de StumpWM ~/.stumpwm.d/init.lisp :

(require :ttf-fonts)
(setf xft:*font-dirs* '("/run/current-system/profile/share/fonts/"))
(setf clx-truetype:+font-cache-filename+ (concat (getenv "HOME") "/.fonts/font-cache.sexp"))
(xft:cache-fonts)
(set-font (make-instance 'xft:font :family "DejaVu Sans Mono" :subfamily "Book" :size 11))

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3.4.2 Verrouillage de session

En fonction de votre environnement, le verrouillage de l’écran peut être inclus, ou vous devrez le configurer vous-même. La fonctionnalité est souvent intégrée aux environnements de bureau comme GNOME ou KDE. Si vous utilisez un gestionnaire de fenêtre comme StumpWM ou EXWM, vous devrez sans doute le configurer vous-même.


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3.4.2.1 Xorg

Si vous utilisez Xorg, vous pouvez utiliser l’utilitaire xss-lock pour verrouiller votre session. xss-lock est lancé par DPMS qui est détecté et activé automatiquement par Xorg 1.8 si ACPI est aussi activé à l’exécution dans le noyau.

Pour utiliser xss-lock, vous pouvez simplement l’exécuter et le laisser tourner en tache de fond avant de démarrer votre gestionnaire de fenêtre, par exemple dans votre ~/.xsession :

xss-lock -- slock &
exec stumpwm

Dans cet exemple, xss-lock utilise slock pour effectivement verrouiller l’écran quand il pense que c’est nécessaire, comme lorsque vous mettez votre machine en veille.

Pour que slock puisse verrouiller l’écran de la session graphique, il doit être en setuid-root pour qu’il puisse authentifier les utilisateurs, et il a besoin d’un service PAM. On peut y arriver en ajoutant le service suivant dans notre config.scm :

(screen-locker-service slock)

Si vous verrouillez l’écran manuellement, p. ex. en appelant slock directement si vous voulez verrouiller l’écran sans mettre l’ordinateur en veille, il vaut mieux notifier xss-lock pour éviter la confusion. Vous pouvez faire cela en exécutant xset s activate juste avant d’exécuter slock.


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3.5 Lancer Guix sur un serveur Linode

Pour lancer Guix sur un serveur hébergé par Linode, commencez par un serveur Debian recommandé. Nous vous recommandons d’utiliser la distribution par défaut pour amorcer Guix. Créez vos clés SSH.

ssh-keygen

Assurez-vous d’ajouter votre clé SSH pour vous connecter facilement sur le serveur distant. C’est facilité par l’interface graphique de Linode. Allez sur votre profil et cliquez sur le bouton pour ajouter une clé SSH. Copiez la sortie de :

cat ~/.ssh/<username>_rsa.pub

Éteignez le serveur Linode. Dans l’onglet Disks/Configurations de Linode, redimensionnez le disque Debian pour être plus petit. Nous vous recommandons de choisir 30 Go.

Dans les paramètres de Linode, « Add a disk » avec ce qui suit :

Dans le champ « configuration » de l’image par défaut, cliquez sur « … » et choisissez « Edit », puis sur le menu ajoutez l’étiquette « Guix » à /dev/sdc.

Maintenant « Add a Configuration », avec ce qui suit :

Now power it back up, picking the Debian configuration. Once it’s booted up, ssh in your server via ssh root@<your-server-IP-here>. (You can find your server IP address in your Linode Summary section.) Now you can run the "install guix from voir Binary Installation dans GNU Guix" steps:

sudo apt-get install gpg
wget https://sv.gnu.org/people/viewgpg.php?user_id=15145 -qO - | gpg --import -
wget https://git.savannah.gnu.org/cgit/guix.git/plain/etc/guix-install.sh
chmod +x guix-install.sh
./guix-install.sh
guix pull

Now it’s time to write out a config for the server. The key information is below. Save the resulting file as guix-config.scm.

(use-modules (gnu)
             (guix modules))
(use-service-modules networking
                     ssh)
(use-package-modules admin
                     certs
                     package-management
                     ssh
                     tls)

(operating-system
  (host-name "my-server")
  (timezone "America/New_York")
  (locale "en_US.UTF-8")
  ;; This goofy code will generate the grub.cfg
  ;; without installing the grub bootloader on disk.
  (bootloader (bootloader-configuration
               (bootloader
                (bootloader
                 (inherit grub-bootloader)
                 (installer #~(const #true))))))
  (file-systems (cons (file-system
                        (device "/dev/sda")
                        (mount-point "/")
                        (type "ext4"))
                      %base-file-systems))


  (swap-devices (list "/dev/sdb"))


  (initrd-modules (cons "virtio_scsi"    ; Needed to find the disk
                        %base-initrd-modules))

  (users (cons (user-account
                (name "janedoe")
                (group "users")
                ;; Adding the account to the "wheel" group
                ;; makes it a sudoer.
                (supplementary-groups '("wheel"))
                (home-directory "/home/janedoe"))
               %base-user-accounts))

  (packages (cons* nss-certs            ;for HTTPS access
                   openssh-sans-x
                   %base-packages))

  (services (cons*
             (service dhcp-client-service-type)
             (service openssh-service-type
                      (openssh-configuration
                       (openssh openssh-sans-x)
                       (password-authentication? #false)
                       (authorized-keys
                        `(("janedoe" ,(local-file "janedoe_rsa.pub"))
                          ("root" ,(local-file "janedoe_rsa.pub"))))))
             %base-services)))

Replace the following fields in the above configuration:

(host-name "my-server")       ; replace with your server name
; if you chose a linode server outside the U.S., then
; use tzselect to find a correct timezone string
(timezone "America/New_York") ; if needed replace timezone
(name "janedoe")              ; replace with your username
("janedoe" ,(local-file "janedoe_rsa.pub")) ; replace with your ssh key
("root" ,(local-file "janedoe_rsa.pub")) ; replace with your ssh key

The last line in the above example lets you log into the server as root and set the initial root password. After you have done this, you may delete that line from your configuration and reconfigure to prevent root login.

Save your ssh public key (eg: ~/.ssh/id_rsa.pub) as <your-username-here>_rsa.pub and your guix-config.scm in the same directory. In a new terminal run these commands.

sftp root@<remote server ip address>
put /home/<username>/ssh/id_rsa.pub .
put /path/to/linode/guix-config.scm .

In your first terminal, mount the guix drive:

mkdir /mnt/guix
mount /dev/sdc /mnt/guix

Due to the way we set things up above, we do not install GRUB completely. Instead we install only our grub configuration file. So we need to copy over some of the other GRUB stuff that is already there:

mkdir -p /mnt/guix/boot/grub
cp -r /boot/grub/* /mnt/guix/boot/grub/

Now initialize the Guix installation:

guix system init guix-config.scm /mnt/guix

Ok, power it down! Now from the Linode console, select boot and select "Guix".

Once it boots, you should be able to log in via SSH! (The server config will have changed though.) You may encounter an error like:

$ ssh root@<server ip address>
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@     WARNING: REMOTE HOST IDENTIFICATION HAS CHANGED!      @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@ IT IS POSSIBLE THAT SOMEONE IS DOING SOMETHING NASTY!
Someone could be eavesdropping on you right now (man-in-the-middle attack)!
It is also possible that a host key has just been changed.
The fingerprint for the ECDSA key sent by the remote host is
SHA256:0B+wp33w57AnKQuHCvQP0+ZdKaqYrI/kyU7CfVbS7R4.
Please contact your system administrator.
Add correct host key in /home/joshua/.ssh/known_hosts to get rid of this message.
Offending ECDSA key in /home/joshua/.ssh/known_hosts:3
ECDSA host key for 198.58.98.76 has changed and you have requested strict checking.
Host key verification failed.

Either delete ~/.ssh/known_hosts file, or delete the offending line starting with your server IP address.

Be sure to set your password and root’s password.

ssh root@<remote ip address>
passwd  ; for the root password
passwd <username> ; for the user password

You may not be able to run the above commands at this point. If you have issues remotely logging into your linode box via SSH, then you may still need to set your root and user password initially by clicking on the “Launch Console” option in your linode. Choose the “Glish” instead of “Weblish”. Now you should be able to ssh into the machine.

Horray! At this point you can shut down the server, delete the Debian disk, and resize the Guix to the rest of the size. Congratulations!

By the way, if you save it as a disk image right at this point, you’ll have an easy time spinning up new Guix images! You may need to down-size the Guix image to 6144MB, to save it as an image. Then you can resize it again to the max size.


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3.6 Setting up a bind mount

To bind mount a file system, one must first set up some definitions before the operating-system section of the system definition. In this example we will bind mount a folder from a spinning disk drive to /tmp, to save wear and tear on the primary SSD, without dedicating an entire partition to be mounted as /tmp.

First, the source drive that hosts the folder we wish to bind mount should be defined, so that the bind mount can depend on it.

(define source-drive ;; "source-drive" can be named anything you want.
   (file-system
    (device (uuid "UUID goes here"))
    (mount-point "/path-to-spinning-disk-goes-here")
    (type "ext4"))) ;; Make sure to set this to the appropriate type for your drive.

The source folder must also be defined, so that guix will know it’s not a regular block device, but a folder.

(define (%source-directory) "/path-to-spinning-disk-goes-here/tmp") ;; "source-directory" can be named any valid variable name.

Finally, inside the file-systems definition, we must add the mount itself.

(file-systems (cons*

                ...<other drives omitted for clarity>...

                source-drive ;; Must match the name you gave the source drive in the earlier definition.

                (file-system
                 (device (%source-directory)) ;; Make sure "source-directory" matches your earlier definition.
                 (mount-point "/tmp")
                 (type "none") ;; We are mounting a folder, not a partition, so this type needs to be "none"
                 (flags '(bind-mount))
                 (dependencies (list source-drive)) ;; Ensure "source-drive" matches what you've named the variable for the drive.
                 )

                 ...<other drives omitted for clarity>...

                ))

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3.7 Récupérer des substituts via Tor

Guix daemon can use a HTTP proxy to get substitutes, here we are configuring it to get them via Tor.

Attention : Not all Guix daemon’s traffic will go through Tor! Only HTTP/HTTPS will get proxied; FTP, Git protocol, SSH, etc connections will still go through the clearnet. Again, this configuration isn’t foolproof some of your traffic won’t get routed by Tor at all. Use it at your own risk.

Also note that the procedure described here applies only to package substitution. When you update your guix distribution with guix pull, you still need to use torsocks if you want to route the connection to guix’s git repository servers through Tor.

Guix’s substitute server is available as a Onion service, if you want to use it to get your substitutes through Tor configure your system as follow:

(use-modules (gnu))
(use-service-module base networking)

(operating-system
  
  (services
    (cons
      (service tor-service-type
              (tor-configuration
                (config-file (plain-file "tor-config"
                                         "HTTPTunnelPort 127.0.0.1:9250"))))
      (modify-services %base-services
        (guix-service-type
          config => (guix-configuration
                      (inherit config)
                      ;; ci.guix.gnu.org's Onion service
                      (substitute-urls "https://bp7o7ckwlewr4slm.onion")
                      (http-proxy "http://localhost:9250")))))))

This will keep a tor process running that provides a HTTP CONNECT tunnel which will be used by guix-daemon. The daemon can use other protocols than HTTP(S) to get remote resources, request using those protocols won’t go through Tor since we are only setting a HTTP tunnel here. Note that substitutes-urls is using HTTPS and not HTTP or it won’t work, that’s a limitation of Tor’s tunnel; you may want to use privoxy instead to avoid such limitations.

If you don’t want to always get substitutes through Tor but using it just some of the times, then skip the guix-configuration. When you want to get a substitute from the Tor tunnel run:

sudo herd set-http-proxy guix-daemon http://localhost:9250
guix build --substitute-urls=https://bp7o7ckwlewr4slm.onion …

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3.8 Configurer NGINX avec Lua

NGINX could be extended with Lua scripts.

Guix provides NGINX service with ability to load Lua module and specific Lua packages, and reply to requests by evaluating Lua scripts.

The following example demonstrates system definition with configuration to evaluate index.lua Lua script on HTTP request to http://localhost/hello endpoint:

local shell = require "resty.shell"

local stdin = ""
local timeout = 1000  -- ms
local max_size = 4096  -- byte

local ok, stdout, stderr, reason, status =
   shell.run([[/run/current-system/profile/bin/ls /tmp]], stdin, timeout, max_size)

ngx.say(stdout)
(use-modules (gnu))
(use-service-modules #;… web)
(use-package-modules #;… lua)
(operating-system
  ;; …
  (services
   ;; …
   (service nginx-service-type
            (nginx-configuration
             (modules
              (list
               (file-append nginx-lua-module "/etc/nginx/modules/ngx_http_lua_module.so")))
             (lua-package-path (list lua-resty-core
                                     lua-resty-lrucache
                                     lua-resty-signal
                                     lua-tablepool
                                     lua-resty-shell))
             (lua-package-cpath (list lua-resty-signal))
             (server-blocks
              (list (nginx-server-configuration
                     (server-name '("localhost"))
                     (listen '("80"))
                     (root "/etc")
                     (locations (list
                                 (nginx-location-configuration
                                  (uri "/hello")
                                  (body (list #~(format #f "content_by_lua_file ~s;"
                                                        #$(local-file "index.lua"))))))))))))))

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4 Gestion avancée des paquets

Guix is a functional package manager that offers many features beyond what more traditional package managers can do. To the uninitiated, those features might not have obvious use cases at first. The purpose of this chapter is to demonstrate some advanced package management concepts.

voir Package Management dans GNU Guix Reference Manual for a complete reference.


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4.1 Guix Profiles in Practice

Guix provides a very useful feature that may be quite foreign to newcomers: profiles. They are a way to group package installations together and all users on the same system are free to use as many profiles as they want.

Whether you’re a developer or not, you may find that multiple profiles bring you great power and flexibility. While they shift the paradigm somewhat compared to traditional package managers, they are very convenient to use once you’ve understood how to set them up.

If you are familiar with Python’s ‘virtualenv’, you can think of a profile as a kind of universal ‘virtualenv’ that can hold any kind of software whatsoever, not just Python software. Furthermore, profiles are self-sufficient: they capture all the runtime dependencies which guarantees that all programs within a profile will always work at any point in time.

Multiple profiles have many benefits:

Concretely, here follows some typical profiles:

Let’s dive in the set up!


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4.1.1 Basic setup with manifests

A Guix profile can be set up via a so-called manifest specification that looks like this:

(specifications->manifest
  '("package-1"
    ;; Version 1.3 of package-2.
    "package-2@1.3"
    ;; The "lib" output of package-3.
    "package-3:lib"
    ; ...
    "package-N"))

voir Invoking guix package dans GNU Guix Reference Manual, for the syntax details.

We can create a manifest specification per profile and install them this way:

GUIX_EXTRA_PROFILES=$HOME/.guix-extra-profiles
mkdir -p "$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project # if it does not exist yet
guix package --manifest=/path/to/guix-my-project-manifest.scm --profile="$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project/my-project

Here we set an arbitrary variable ‘GUIX_EXTRA_PROFILES’ to point to the directory where we will store our profiles in the rest of this article.

Placing all your profiles in a single directory, with each profile getting its own sub-directory, is somewhat cleaner. This way, each sub-directory will contain all the symlinks for precisely one profile. Besides, “looping over profiles” becomes obvious from any programming language (e.g. a shell script) by simply looping over the sub-directories of ‘$GUIX_EXTRA_PROFILES’.

Note that it’s also possible to loop over the output of

guix package --list-profiles

although you’ll probably have to filter out ~/.config/guix/current.

To enable all profiles on login, add this to your ~/.bash_profile (or similar):

for i in $GUIX_EXTRA_PROFILES/*; do
  profile=$i/$(basename "$i")
  if [ -f "$profile"/etc/profile ]; then
    GUIX_PROFILE="$profile"
    . "$GUIX_PROFILE"/etc/profile
  fi
  unset profile
done

Note to Guix System users: the above reflects how your default profile ~/.guix-profile is activated from /etc/profile, that latter being loaded by ~/.bashrc by default.

You can obviously choose to only enable a subset of them:

for i in "$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project-1 "$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project-2; do
  profile=$i/$(basename "$i")
  if [ -f "$profile"/etc/profile ]; then
    GUIX_PROFILE="$profile"
    . "$GUIX_PROFILE"/etc/profile
  fi
  unset profile
done

When a profile is off, it’s straightforward to enable it for an individual shell without "polluting" the rest of the user session:

GUIX_PROFILE="path/to/my-project" ; . "$GUIX_PROFILE"/etc/profile

The key to enabling a profile is to source its ‘etc/profile’ file. This file contains shell code that exports the right environment variables necessary to activate the software contained in the profile. It is built automatically by Guix and meant to be sourced. It contains the same variables you would get if you ran:

guix package --search-paths=prefix --profile=$my_profile"

Once again, see (voir Invoking guix package dans GNU Guix Reference Manual) for the command line options.

To upgrade a profile, simply install the manifest again:

guix package -m /path/to/guix-my-project-manifest.scm -p "$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project/my-project

To upgrade all profiles, it’s easy enough to loop over them. For instance, assuming your manifest specifications are stored in ~/.guix-manifests/guix-$profile-manifest.scm, with ‘$profile’ being the name of the profile (e.g. "project1"), you could do the following in Bourne shell:

for profile in "$GUIX_EXTRA_PROFILES"/*; do
  guix package --profile="$profile" --manifest="$HOME/.guix-manifests/guix-$profile-manifest.scm"
done

Each profile has its own generations:

guix package -p "$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project/my-project --list-generations

You can roll-back to any generation of a given profile:

guix package -p "$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project/my-project --switch-generations=17

Finally, if you want to switch to a profile without inheriting from the current environment, you can activate it from an empty shell:

env -i $(which bash) --login --noprofile --norc
. my-project/etc/profile

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4.1.2 Paquets requis

Activating a profile essentially boils down to exporting a bunch of environmental variables. This is the role of the ‘etc/profile’ within the profile.

Note: Only the environmental variables of the packages that consume them will be set.

For instance, ‘MANPATH’ won’t be set if there is no consumer application for man pages within the profile. So if you need to transparently access man pages once the profile is loaded, you’ve got two options:

The same is true for ‘INFOPATH’ (you can install ‘info-reader’), ‘PKG_CONFIG_PATH’ (install ‘pkg-config’), etc.


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4.1.3 Default profile

What about the default profile that Guix keeps in ~/.guix-profile?

You can assign it the role you want. Typically you would install the manifest of the packages you want to use all the time.

Alternatively, you could keep it “manifest-less” for throw-away packages that you would just use for a couple of days. This way makes it convenient to run

guix install package-foo
guix upgrade package-bar

without having to specify the path to a profile.


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4.1.4 The benefits of manifests

Manifests are a convenient way to keep your package lists around and, say, to synchronize them across multiple machines using a version control system.

A common complaint about manifests is that they can be slow to install when they contain large number of packages. This is especially cumbersome when you just want get an upgrade for one package within a big manifest.

This is one more reason to use multiple profiles, which happen to be just perfect to break down manifests into multiple sets of semantically connected packages. Using multiple, small profiles provides more flexibility and usability.

Manifests come with multiple benefits. In particular, they ease maintenance:

It’s important to understand that while manifests can be used to declare profiles, they are not strictly equivalent: profiles have the side effect that they “pin” packages in the store, which prevents them from being garbage-collected (voir Invoking guix gc dans GNU Guix Reference Manual) and ensures that they will still be available at any point in the future.

Let’s take an example:

  1. We have an environment for hacking on a project for which there isn’t a Guix package yet. We build the environment using a manifest, and then run guix environment -m manifest.scm. So far so good.
  2. Many weeks pass and we have run a couple of guix pull in the mean time. Maybe a dependency from our manifest has been updated; or we may have run guix gc and some packages needed by our manifest have been garbage-collected.
  3. Eventually, we set to work on that project again, so we run guix environment -m manifest.scm. But now we have to wait for Guix to build and install stuff!

Ideally, we could spare the rebuild time. And indeed we can, all we need is to install the manifest to a profile and use GUIX_PROFILE=/the/profile; . "$GUIX_PROFILE"/etc/profile as explained above: this guarantees that our hacking environment will be available at all times.

Security warning: While keeping old profiles around can be convenient, keep in mind that outdated packages may not have received the latest security fixes.


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4.1.5 Reproducible profiles

To reproduce a profile bit-for-bit, we need two pieces of information:

Indeed, manifests alone might not be enough: different Guix versions (or different channels) can produce different outputs for a given manifest.

You can output the Guix channel specification with ‘guix describe --format=channels’. Save this to a file, say ‘channel-specs.scm’.

On another computer, you can use the channel specification file and the manifest to reproduce the exact same profile:

GUIX_EXTRA_PROFILES=$HOME/.guix-extra-profiles
GUIX_EXTRA=$HOME/.guix-extra

mkdir "$GUIX_EXTRA"/my-project
guix pull --channels=channel-specs.scm --profile "$GUIX_EXTRA/my-project/guix"

mkdir -p "$GUIX_EXTRA_PROFILES/my-project"
"$GUIX_EXTRA"/my-project/guix/bin/guix package --manifest=/path/to/guix-my-project-manifest.scm --profile="$GUIX_EXTRA_PROFILES"/my-project/my-project

It’s safe to delete the Guix channel profile you’ve just installed with the channel specification, the project profile does not depend on it.


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5 Gestion de l’environnement

Guix provides multiple tools to manage environment. This chapter demonstrate such utilities.


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5.1 Guix environment via direnv

Guix provides a ‘direnv’ package, which could extend shell after directory change. This tool could be used to prepare a pure Guix environment.

The following example provides a shell function for ~/.direnvrc file, which could be used from Guix Git repository in ~/src/guix/.envrc file to setup a build environment similar to described in voir Building from Git dans GNU Guix Reference Manual.

Create a ~/.direnvrc with a Bash code:

# Thanks <https://github.com/direnv/direnv/issues/73#issuecomment-152284914>
export_function()
{
  local name=$1
  local alias_dir=$PWD/.direnv/aliases
  mkdir -p "$alias_dir"
  PATH_add "$alias_dir"
  local target="$alias_dir/$name"
  if declare -f "$name" >/dev/null; then
    echo "#!$SHELL" > "$target"
    declare -f "$name" >> "$target" 2>/dev/null
    # Notice that we add shell variables to the function trigger.
    echo "$name \$*" >> "$target"
    chmod +x "$target"
  fi
}

use_guix()
{
    # Set GitHub token.
    export GUIX_GITHUB_TOKEN="xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx"

    # Unset 'GUIX_PACKAGE_PATH'.
    export GUIX_PACKAGE_PATH=""

    # Recreate a garbage collector root.
    gcroots="$HOME/.config/guix/gcroots"
    mkdir -p "$gcroots"
    gcroot="$gcroots/guix"
    if [ -L "$gcroot" ]
    then
        rm -v "$gcroot"
    fi

    # Miscellaneous packages.
    PACKAGES_MAINTENANCE=(
        direnv
        git
        git:send-email
        git-cal
        gnupg
        guile-colorized
        guile-readline
        less
        ncurses
        openssh
        xdot
    )

    # Environment packages.
    PACKAGES=(help2man guile-sqlite3 guile-gcrypt)

    # Thanks <https://lists.gnu.org/archive/html/guix-devel/2016-09/msg00859.html>
    eval "$(guix environment --search-paths --root="$gcroot" --pure guix --ad-hoc ${PACKAGES[@]} ${PACKAGES_MAINTENANCE[@]} "$@")"

    # Predefine configure flags.
    configure()
    {
        ./configure --localstatedir=/var --prefix=
    }
    export_function configure

    # Run make and optionally build something.
    build()
    {
        make -j 2
        if [ $# -gt 0 ]
        then
            ./pre-inst-env guix build "$@"
        fi
    }
    export_function build

    # Predefine push Git command.
    push()
    {
        git push --set-upstream origin
    }
    export_function push

    clear                        # Clean up the screen.
    git-cal --author='Your Name' # Show contributions calendar.

    # Show commands help.
    echo "
build          build a package or just a project if no argument provided
configure      run ./configure with predefined parameters
push           push to upstream Git repository
"
}

Every project containing .envrc with a string use guix will have predefined environment variables and procedures.

Run direnv allow to setup the environment for the first time.


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6 Remerciements

Guix se base sur le https://nixos.org/nix/ gestionnaire de paquets Nix conçu et implémenté par Eelco Dolstra, avec des contributions d’autres personnes (voir le fichier nix/AUTHORS dans Guix). Nix a inventé la gestion de paquet fonctionnelle et promu des fonctionnalités sans précédents comme les mises à jour de paquets transactionnelles et les retours en arrière, les profils par utilisateurs et les processus de constructions transparents pour les références. Sans ce travail, Guix n’existerait pas.

Les distributions logicielles basées sur Nix, Nixpkgs et NixOS, ont aussi été une inspiration pour Guix.

GNU Guix lui-même est un travail collectif avec des contributions d’un grand nombre de personnes. Voyez le fichier AUTHORS dans Guix pour plus d’information sur ces personnes de qualité. Le fichier THANKS liste les personnes qui ont aidé en rapportant des bogues, en prenant soin de l’infrastructure, en fournissant des images et des thèmes, en faisant des suggestions et bien plus. Merci !

This document includes adapted sections from articles that have previously been published on the Guix blog at https://guix.gnu.org/blog.


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Annexe A La licence GNU Free Documentation

Version 1.3, 3 November 2008
Copyright © 2000, 2001, 2002, 2007, 2008 Free Software Foundation, Inc.
https://fsf.org/

Everyone is permitted to copy and distribute verbatim copies
of this license document, but changing it is not allowed.
  1. PREAMBLE

    The purpose of this License is to make a manual, textbook, or other functional and useful document free in the sense of freedom: to assure everyone the effective freedom to copy and redistribute it, with or without modifying it, either commercially or noncommercially. Secondarily, this License preserves for the author and publisher a way to get credit for their work, while not being considered responsible for modifications made by others.

    This License is a kind of “copyleft”, which means that derivative works of the document must themselves be free in the same sense. It complements the GNU General Public License, which is a copyleft license designed for free software.

    We have designed this License in order to use it for manuals for free software, because free software needs free documentation: a free program should come with manuals providing the same freedoms that the software does. But this License is not limited to software manuals; it can be used for any textual work, regardless of subject matter or whether it is published as a printed book. We recommend this License principally for works whose purpose is instruction or reference.

  2. APPLICABILITY AND DEFINITIONS

    This License applies to any manual or other work, in any medium, that contains a notice placed by the copyright holder saying it can be distributed under the terms of this License. Such a notice grants a world-wide, royalty-free license, unlimited in duration, to use that work under the conditions stated herein. The “Document”, below, refers to any such manual or work. Any member of the public is a licensee, and is addressed as “you”. You accept the license if you copy, modify or distribute the work in a way requiring permission under copyright law.

    A “Modified Version” of the Document means any work containing the Document or a portion of it, either copied verbatim, or with modifications and/or translated into another language.

    A “Secondary Section” is a named appendix or a front-matter section of the Document that deals exclusively with the relationship of the publishers or authors of the Document to the Document’s overall subject (or to related matters) and contains nothing that could fall directly within that overall subject. (Thus, if the Document is in part a textbook of mathematics, a Secondary Section may not explain any mathematics.) The relationship could be a matter of historical connection with the subject or with related matters, or of legal, commercial, philosophical, ethical or political position regarding them.

    The “Invariant Sections” are certain Secondary Sections whose titles are designated, as being those of Invariant Sections, in the notice that says that the Document is released under this License. If a section does not fit the above definition of Secondary then it is not allowed to be designated as Invariant. The Document may contain zero Invariant Sections. If the Document does not identify any Invariant Sections then there are none.

    The “Cover Texts” are certain short passages of text that are listed, as Front-Cover Texts or Back-Cover Texts, in the notice that says that the Document is released under this License. A Front-Cover Text may be at most 5 words, and a Back-Cover Text may be at most 25 words.

    A “Transparent” copy of the Document means a machine-readable copy, represented in a format whose specification is available to the general public, that is suitable for revising the document straightforwardly with generic text editors or (for images composed of pixels) generic paint programs or (for drawings) some widely available drawing editor, and that is suitable for input to text formatters or for automatic translation to a variety of formats suitable for input to text formatters. A copy made in an otherwise Transparent file format whose markup, or absence of markup, has been arranged to thwart or discourage subsequent modification by readers is not Transparent. An image format is not Transparent if used for any substantial amount of text. A copy that is not “Transparent” is called “Opaque”.

    Examples of suitable formats for Transparent copies include plain ASCII without markup, Texinfo input format, LaTeX input format, SGML or XML using a publicly available DTD, and standard-conforming simple HTML, PostScript or PDF designed for human modification. Examples of transparent image formats include PNG, XCF and JPG. Opaque formats include proprietary formats that can be read and edited only by proprietary word processors, SGML or XML for which the DTD and/or processing tools are not generally available, and the machine-generated HTML, PostScript or PDF produced by some word processors for output purposes only.

    The “Title Page” means, for a printed book, the title page itself, plus such following pages as are needed to hold, legibly, the material this License requires to appear in the title page. For works in formats which do not have any title page as such, “Title Page” means the text near the most prominent appearance of the work’s title, preceding the beginning of the body of the text.

    The “publisher” means any person or entity that distributes copies of the Document to the public.

    A section “Entitled XYZ” means a named subunit of the Document whose title either is precisely XYZ or contains XYZ in parentheses following text that translates XYZ in another language. (Here XYZ stands for a specific section name mentioned below, such as “Acknowledgements”, “Dedications”, “Endorsements”, or “History”.) To “Preserve the Title” of such a section when you modify the Document means that it remains a section “Entitled XYZ” according to this definition.

    The Document may include Warranty Disclaimers next to the notice which states that this License applies to the Document. These Warranty Disclaimers are considered to be included by reference in this License, but only as regards disclaiming warranties: any other implication that these Warranty Disclaimers may have is void and has no effect on the meaning of this License.

  3. VERBATIM COPYING

    You may copy and distribute the Document in any medium, either commercially or noncommercially, provided that this License, the copyright notices, and the license notice saying this License applies to the Document are reproduced in all copies, and that you add no other conditions whatsoever to those of this License. You may not use technical measures to obstruct or control the reading or further copying of the copies you make or distribute. However, you may accept compensation in exchange for copies. If you distribute a large enough number of copies you must also follow the conditions in section 3.

    You may also lend copies, under the same conditions stated above, and you may publicly display copies.

  4. COPYING IN QUANTITY

    If you publish printed copies (or copies in media that commonly have printed covers) of the Document, numbering more than 100, and the Document’s license notice requires Cover Texts, you must enclose the copies in covers that carry, clearly and legibly, all these Cover Texts: Front-Cover Texts on the front cover, and Back-Cover Texts on the back cover. Both covers must also clearly and legibly identify you as the publisher of these copies. The front cover must present the full title with all words of the title equally prominent and visible. You may add other material on the covers in addition. Copying with changes limited to the covers, as long as they preserve the title of the Document and satisfy these conditions, can be treated as verbatim copying in other respects.

    If the required texts for either cover are too voluminous to fit legibly, you should put the first ones listed (as many as fit reasonably) on the actual cover, and continue the rest onto adjacent pages.

    If you publish or distribute Opaque copies of the Document numbering more than 100, you must either include a machine-readable Transparent copy along with each Opaque copy, or state in or with each Opaque copy a computer-network location from which the general network-using public has access to download using public-standard network protocols a complete Transparent copy of the Document, free of added material. If you use the latter option, you must take reasonably prudent steps, when you begin distribution of Opaque copies in quantity, to ensure that this Transparent copy will remain thus accessible at the stated location until at least one year after the last time you distribute an Opaque copy (directly or through your agents or retailers) of that edition to the public.

    It is requested, but not required, that you contact the authors of the Document well before redistributing any large number of copies, to give them a chance to provide you with an updated version of the Document.

  5. MODIFICATIONS

    You may copy and distribute a Modified Version of the Document under the conditions of sections 2 and 3 above, provided that you release the Modified Version under precisely this License, with the Modified Version filling the role of the Document, thus licensing distribution and modification of the Modified Version to whoever possesses a copy of it. In addition, you must do these things in the Modified Version:

    1. Use in the Title Page (and on the covers, if any) a title distinct from that of the Document, and from those of previous versions (which should, if there were any, be listed in the History section of the Document). You may use the same title as a previous version if the original publisher of that version gives permission.
    2. List on the Title Page, as authors, one or more persons or entities responsible for authorship of the modifications in the Modified Version, together with at least five of the principal authors of the Document (all of its principal authors, if it has fewer than five), unless they release you from this requirement.
    3. State on the Title page the name of the publisher of the Modified Version, as the publisher.
    4. Preserve all the copyright notices of the Document.
    5. Add an appropriate copyright notice for your modifications adjacent to the other copyright notices.
    6. Include, immediately after the copyright notices, a license notice giving the public permission to use the Modified Version under the terms of this License, in the form shown in the Addendum below.
    7. Preserve in that license notice the full lists of Invariant Sections and required Cover Texts given in the Document’s license notice.
    8. Include an unaltered copy of this License.
    9. Preserve the section Entitled “History”, Preserve its Title, and add to it an item stating at least the title, year, new authors, and publisher of the Modified Version as given on the Title Page. If there is no section Entitled “History” in the Document, create one stating the title, year, authors, and publisher of the Document as given on its Title Page, then add an item describing the Modified Version as stated in the previous sentence.
    10. Preserve the network location, if any, given in the Document for public access to a Transparent copy of the Document, and likewise the network locations given in the Document for previous versions it was based on. These may be placed in the “History” section. You may omit a network location for a work that was published at least four years before the Document itself, or if the original publisher of the version it refers to gives permission.
    11. For any section Entitled “Acknowledgements” or “Dedications”, Preserve the Title of the section, and preserve in the section all the substance and tone of each of the contributor acknowledgements and/or dedications given therein.
    12. Preserve all the Invariant Sections of the Document, unaltered in their text and in their titles. Section numbers or the equivalent are not considered part of the section titles.
    13. Delete any section Entitled “Endorsements”. Such a section may not be included in the Modified Version.
    14. Do not retitle any existing section to be Entitled “Endorsements” or to conflict in title with any Invariant Section.
    15. Preserve any Warranty Disclaimers.

    If the Modified Version includes new front-matter sections or appendices that qualify as Secondary Sections and contain no material copied from the Document, you may at your option designate some or all of these sections as invariant. To do this, add their titles to the list of Invariant Sections in the Modified Version’s license notice. These titles must be distinct from any other section titles.

    You may add a section Entitled “Endorsements”, provided it contains nothing but endorsements of your Modified Version by various parties—for example, statements of peer review or that the text has been approved by an organization as the authoritative definition of a standard.

    You may add a passage of up to five words as a Front-Cover Text, and a passage of up to 25 words as a Back-Cover Text, to the end of the list of Cover Texts in the Modified Version. Only one passage of Front-Cover Text and one of Back-Cover Text may be added by (or through arrangements made by) any one entity. If the Document already includes a cover text for the same cover, previously added by you or by arrangement made by the same entity you are acting on behalf of, you may not add another; but you may replace the old one, on explicit permission from the previous publisher that added the old one.

    The author(s) and publisher(s) of the Document do not by this License give permission to use their names for publicity for or to assert or imply endorsement of any Modified Version.

  6. COMBINING DOCUMENTS

    You may combine the Document with other documents released under this License, under the terms defined in section 4 above for modified versions, provided that you include in the combination all of the Invariant Sections of all of the original documents, unmodified, and list them all as Invariant Sections of your combined work in its license notice, and that you preserve all their Warranty Disclaimers.

    The combined work need only contain one copy of this License, and multiple identical Invariant Sections may be replaced with a single copy. If there are multiple Invariant Sections with the same name but different contents, make the title of each such section unique by adding at the end of it, in parentheses, the name of the original author or publisher of that section if known, or else a unique number. Make the same adjustment to the section titles in the list of Invariant Sections in the license notice of the combined work.

    In the combination, you must combine any sections Entitled “History” in the various original documents, forming one section Entitled “History”; likewise combine any sections Entitled “Acknowledgements”, and any sections Entitled “Dedications”. You must delete all sections Entitled “Endorsements.”

  7. COLLECTIONS OF DOCUMENTS

    You may make a collection consisting of the Document and other documents released under this License, and replace the individual copies of this License in the various documents with a single copy that is included in the collection, provided that you follow the rules of this License for verbatim copying of each of the documents in all other respects.

    You may extract a single document from such a collection, and distribute it individually under this License, provided you insert a copy of this License into the extracted document, and follow this License in all other respects regarding verbatim copying of that document.

  8. AGGREGATION WITH INDEPENDENT WORKS

    A compilation of the Document or its derivatives with other separate and independent documents or works, in or on a volume of a storage or distribution medium, is called an “aggregate” if the copyright resulting from the compilation is not used to limit the legal rights of the compilation’s users beyond what the individual works permit. When the Document is included in an aggregate, this License does not apply to the other works in the aggregate which are not themselves derivative works of the Document.

    If the Cover Text requirement of section 3 is applicable to these copies of the Document, then if the Document is less than one half of the entire aggregate, the Document’s Cover Texts may be placed on covers that bracket the Document within the aggregate, or the electronic equivalent of covers if the Document is in electronic form. Otherwise they must appear on printed covers that bracket the whole aggregate.

  9. TRANSLATION

    Translation is considered a kind of modification, so you may distribute translations of the Document under the terms of section 4. Replacing Invariant Sections with translations requires special permission from their copyright holders, but you may include translations of some or all Invariant Sections in addition to the original versions of these Invariant Sections. You may include a translation of this License, and all the license notices in the Document, and any Warranty Disclaimers, provided that you also include the original English version of this License and the original versions of those notices and disclaimers. In case of a disagreement between the translation and the original version of this License or a notice or disclaimer, the original version will prevail.

    If a section in the Document is Entitled “Acknowledgements”, “Dedications”, or “History”, the requirement (section 4) to Preserve its Title (section 1) will typically require changing the actual title.

  10. TERMINATION

    You may not copy, modify, sublicense, or distribute the Document except as expressly provided under this License. Any attempt otherwise to copy, modify, sublicense, or distribute it is void, and will automatically terminate your rights under this License.

    However, if you cease all violation of this License, then your license from a particular copyright holder is reinstated (a) provisionally, unless and until the copyright holder explicitly and finally terminates your license, and (b) permanently, if the copyright holder fails to notify you of the violation by some reasonable means prior to 60 days after the cessation.

    Moreover, your license from a particular copyright holder is reinstated permanently if the copyright holder notifies you of the violation by some reasonable means, this is the first time you have received notice of violation of this License (for any work) from that copyright holder, and you cure the violation prior to 30 days after your receipt of the notice.

    Termination of your rights under this section does not terminate the licenses of parties who have received copies or rights from you under this License. If your rights have been terminated and not permanently reinstated, receipt of a copy of some or all of the same material does not give you any rights to use it.

  11. FUTURE REVISIONS OF THIS LICENSE

    The Free Software Foundation may publish new, revised versions of the GNU Free Documentation License from time to time. Such new versions will be similar in spirit to the present version, but may differ in detail to address new problems or concerns. See https://www.gnu.org/copyleft/.

    Each version of the License is given a distinguishing version number. If the Document specifies that a particular numbered version of this License “or any later version” applies to it, you have the option of following the terms and conditions either of that specified version or of any later version that has been published (not as a draft) by the Free Software Foundation. If the Document does not specify a version number of this License, you may choose any version ever published (not as a draft) by the Free Software Foundation. If the Document specifies that a proxy can decide which future versions of this License can be used, that proxy’s public statement of acceptance of a version permanently authorizes you to choose that version for the Document.

  12. RELICENSING

    “Massive Multiauthor Collaboration Site” (or “MMC Site”) means any World Wide Web server that publishes copyrightable works and also provides prominent facilities for anybody to edit those works. A public wiki that anybody can edit is an example of such a server. A “Massive Multiauthor Collaboration” (or “MMC”) contained in the site means any set of copyrightable works thus published on the MMC site.

    “CC-BY-SA” means the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 license published by Creative Commons Corporation, a not-for-profit corporation with a principal place of business in San Francisco, California, as well as future copyleft versions of that license published by that same organization.

    “Incorporate” means to publish or republish a Document, in whole or in part, as part of another Document.

    An MMC is “eligible for relicensing” if it is licensed under this License, and if all works that were first published under this License somewhere other than this MMC, and subsequently incorporated in whole or in part into the MMC, (1) had no cover texts or invariant sections, and (2) were thus incorporated prior to November 1, 2008.

    The operator of an MMC Site may republish an MMC contained in the site under CC-BY-SA on the same site at any time before August 1, 2009, provided the MMC is eligible for relicensing.

ADDENDUM: How to use this License for your documents

To use this License in a document you have written, include a copy of the License in the document and put the following copyright and license notices just after the title page:

  Copyright (C)  year  your name.
  Permission is granted to copy, distribute and/or modify this document
  under the terms of the GNU Free Documentation License, Version 1.3
  or any later version published by the Free Software Foundation;
  with no Invariant Sections, no Front-Cover Texts, and no Back-Cover
  Texts.  A copy of the license is included in the section entitled ``GNU
  Free Documentation License''.

If you have Invariant Sections, Front-Cover Texts and Back-Cover Texts, replace the “with…Texts.” line with this:

    with the Invariant Sections being list their titles, with
    the Front-Cover Texts being list, and with the Back-Cover Texts
    being list.

If you have Invariant Sections without Cover Texts, or some other combination of the three, merge those two alternatives to suit the situation.

If your document contains nontrivial examples of program code, we recommend releasing these examples in parallel under your choice of free software license, such as the GNU General Public License, to permit their use in free software.


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