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6.2.1 Référence de package

Cette section résume toutes les options disponibles dans les déclarations package (voir Définition des paquets).

Type de données : package

C’est le type de donnée représentant une recette de paquets.

name

Le nom du paquet, comme une chaîne de caractères.

version

La version du paquet, comme une chaîne de caractères.

source

Un objet qui indique comment le code source du paquet devrait être récupéré. La plupart du temps, c’est un objet origin qui indique un fichier récupéré depuis internet (voir Référence des origines). Il peut aussi s’agir de tout autre objet “simili-fichier” comme un local-file qui indique un fichier du système de fichier local (voir local-file).

build-system

Le système de construction qui devrait être utilisé pour construire le paquet (voir Systèmes de construction).

arguments (par défaut : '())

Les arguments à passer au système de construction. C’est une liste qui contient typiquement une séquence de paires de clefs-valeurs.

inputs (par défaut : '())
native-inputs (par défaut : '())
propagated-inputs (par défaut : '())

Ces champs listent les dépendances du paquet. Chacune est une liste de tuples, où chaque tuple a une étiquette pour une entrée (une chaîne de caractères) comme premier élément, un paquet, une origine ou une dérivation comme deuxième élément et éventuellement le nom d’une sortie à utiliser qui est "out" par défaut (voir Des paquets avec plusieurs résultats, pour plus d’informations sur les sorties des paquets). Par exemple, la liste suivante spécifie trois entrées :

`(("libffi" ,libffi)
  ("libunistring" ,libunistring)
  ("glib:bin" ,glib "bin"))  ;la sortie "bin" de Glib

La distinction entre native-inputs et inputs est nécessaire lorsqu’on considère la compilation croisée. Lors d’une compilation croisée, les dépendances listées dans inputs sont construites pour l’architecture cible ; inversement, les dépendances listées dans native-inputs sont construites pour l’architecture de la machine de construction.

native-inputs est typiquement utilisé pour lister les outils requis à la construction mais pas à l’exécution, comme Autoconf, Automake, pkg-config, Gettext ou Bison. guix lint peut rapporter des erreurs de ce type (voir Invoquer guix lint).

Enfin, propagated-inputs est similaire à inputs, mais les paquets spécifiés seront automatiquement installés avec le paquet auquel ils appartiennent (voir guix package, pour des informations sur la manière dont guix package traite les entrées propagées).

Par exemple cela est nécessaire lorsque des bibliothèques C/C++ ont besoin d’en-têtes d’une autre bibliothèque pour être compilé ou lorsqu’un fichier pkg-config se rapporte à un autre via son champ Requires.

Un autre exemple où propagated-inputs est utile est pour les langages auxquels il manque un moyen de retenir le chemin de recherche comme c’est le cas du RUNPATH des fichiers ELF ; cela comprend Guile, Python, Perl et plus. Pour s’assurer que les bibliothèques écrites dans ces langages peuvent trouver le code des bibliothèques dont elles dépendent à l’exécution, les dépendances à l’exécution doivent être listées dans propagated-inputs plutôt que inputs.

outputs (par défaut : '("out"))

La liste des noms de sorties du paquet. Voir Des paquets avec plusieurs résultats, pour des exemples typiques d’utilisation de sorties supplémentaires.

native-search-paths (par défaut : '())
search-paths (par défaut : '())

Une liste d’objets search-path-specification décrivant les variables d’environnement de recherche de chemins que ce paquet utilise.

replacement (par défaut : #f)

Ce champ doit être soit #f soit un objet de paquet qui sera utilisé comme remplaçant de ce paquet. Voir grafts, pour plus de détails.

synopsis

Une description sur une ligne du paquet.

description

Une description plus détaillée du paquet.

license

La licence du paquet ; une valeur tirée de (guix licenses) ou une liste de ces valeurs.

home-page

L’URL de la page d’accueil du paquet, en tant que chaîne de caractères.

supported-systems (par défaut : %supported-systems)

La liste des systèmes supportés par le paquet, comme des chaînes de caractères de la forme architecture-noyau, par exemple "x86_64-linux".

location (par défaut : emplacement de la source de la forme package)

L’emplacement de la source du paquet. C’est utile de le remplacer lorsqu’on hérite d’un autre paquet, auquel cas ce champ n’est pas automatiquement corrigé.

Syntaxe Scheme : this-package

Lorsque vous l’utilisez dans la portée lexicale du champ d’une définition de paquet, cet identifiant est résolu comme étant le paquet définit.

L’exemple ci-dessous montre l’ajout d’un paquet comme entrée native de lui-même pour la compilation croisée :

(package
  (name "guile")
  ;; ...

  ;; Lors de la compilation croisée, Guile par exemple dépend
  ;; d'une version native de lui-même. On l'ajoute ici.
  (native-inputs (if (%current-target-system)
                     `(("self" ,this-package))
                     '())))

C’est une erreur que de se référer à this-package en dehors de la définition d’un paquet.


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